Six mois après le sommet de Pau, les pays du G5 et leurs partenaires internationaux se retrouvent à Nouakchott ce mardi 30 juin. Un sommet pour faire le point des engagements pris en France, qui se déroule aussi dans un contexte de forte contestation politique au Mali et de dégradation de la situation sécuritaire notamment au Burkina Faso.
Le Burkina Faso, un couloir pour les jihadistes
Ces six derniers mois ont par ailleurs confirmé l’effondrement sécuritaire du Burkina Faso. « Toutes les provinces sont touchées » résume Mahamadou Sawadogo, spécialiste des questions d’extrémisme violent. Dans ce contexte difficile, le gouvernement a décidé en janvier de recruter et d’armer des volontaires (VDP). « Cette stratégie ajoute un acteur de plus sur le terrain qui comptait déjà des groupes d’auto-défense et cela complexifie la sécurisation du pays » assure le chercheur avant d’ajouter : « Le bilan humain n’est pas bon. Les civils deviennent une cible pour certains groupes qui auparavant les épargnaient, car ils n’étaient pas armés. »
Le Burkina affaibli est devenu un couloir pour les jihadistes qui progressent vers les pays du golfe de Guinée constatent nos interlocuteurs. La Côte d’Ivoire n’est pas épargnée comme l’a prouvé à nouveau l’attaque il y a près de trois semaines du poste-frontière de Kafolo.
Entre les réunions de Pau et Nouakchott, il y a eu aussi l’élimination d’Abdelmalek Droukdel. L’émir d’Al-Qaïda au Maghreb islamique a été tué le 3 juin par la force française Barkhane aidée par des renseignements américains. C’est une nouvelle donnée à prendre compte, mais il est difficile d’estimer l’impact qu’aura la restructuration d’Aqmi sur les opérations des groupes qui lui sont affiliés tels que le GSIM et donc par ricochet sur la stratégie de lutte anti-terroriste menée au Sahel.
Le Burkina Faso, un couloir pour les jihadistes
Ces six derniers mois ont par ailleurs confirmé l’effondrement sécuritaire du Burkina Faso. « Toutes les provinces sont touchées » résume Mahamadou Sawadogo, spécialiste des questions d’extrémisme violent. Dans ce contexte difficile, le gouvernement a décidé en janvier de recruter et d’armer des volontaires (VDP). « Cette stratégie ajoute un acteur de plus sur le terrain qui comptait déjà des groupes d’auto-défense et cela complexifie la sécurisation du pays » assure le chercheur avant d’ajouter : « Le bilan humain n’est pas bon. Les civils deviennent une cible pour certains groupes qui auparavant les épargnaient, car ils n’étaient pas armés. »
Le Burkina affaibli est devenu un couloir pour les jihadistes qui progressent vers les pays du golfe de Guinée constatent nos interlocuteurs. La Côte d’Ivoire n’est pas épargnée comme l’a prouvé à nouveau l’attaque il y a près de trois semaines du poste-frontière de Kafolo.
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