Objet : Plaidoyer pour un encadrement progressif des médias non formalisés
Excellence Monsieur le Président de la République,
C’est avec le respect le plus profond et un sens aigu du moment historique que je m’adresse publiquement à Vous, non pas en simple observateur de la vie nationale, mais en citoyen éveillé, en témoin engagé de votre parcours, et en défenseur sincère de la République que Vous avez promis de refonder.
Votre élection a fait renaître chez des millions de Sénégalais un espoir qui va bien au-delà du verdict des urnes. Vous incarnez, avec votre Premier ministre Ousmane Sonko, une promesse politique d’une rare intensité : celle d’un État fort, mais juste ; d’une gouvernance ferme, mais proche du peuple ; d’une République qui écoute autant qu’elle agit. Cette espérance, elle est née de vos sacrifices, de vos silences imposés, de votre dignité face à l’adversité.
Excellence, vous savez mieux que quiconque ce que signifie être invisibilisé, censuré, privé de parole. Vous avez subi ce que peu de chefs d’État ont eu à endurer avant d’accéder au pouvoir : l’humiliation, la prison, l’oubli programmé. Et c’est précisément parce que vous avez vécu cela que je me permets aujourd’hui, avec une loyauté sans faille, de vous adresser cet appel : surseoir à la décision de radiation des 381 organes de presse, et leur permettre, dans un cadre strictement encadré, de régulariser leur situation.
Cette demande n’est pas celle d’un indulgent. Elle est celle d’un homme qui, lui aussi, s’est levé pour défendre la liberté quand elle vacillait. Je me permets ici de rappeler un fait, non pour en tirer mérite, mais pour souligner la cohérence d’un engagement : à l’époque où Votre Excellence et le Premier ministre étiez durement frappés par le silence médiatique, j’ai saisi Radio Canada Internationale pour faire entendre au monde ce que l’on voulait faire taire au Sénégal. C’est ainsi qu’un reportage de plus de cinq minutes, signé Sophie Langlois, a été diffusé en ouverture du journal de 20h de RCI.
Ce jour-là, j’ai parlé pour Vous. Aujourd’hui, je parle avec Vous, dans un souci commun de préserver ce que nous avons mis tant d’années à reconstruire : la confiance du peuple dans ses institutions. Car une telle décision, aussi fondée soit-elle dans l’esprit de l’ordre, peut être interprétée — et détournée — comme un geste de fermeture. Elle risque d’alimenter les procès d’intention que vos détracteurs n’attendent qu’à raviver.
Excellence, il ne s’agit pas ici de tolérer l’anarchie ni de sanctuariser la désinformation. Il s’agit de gouverner avec hauteur. De montrer que la fermeté n’exclut pas la mesure. Qu’on peut exiger sans exclure. Réformer sans heurter.
Je crois profondément qu’un moratoire encadré, assorti d’un calendrier clair de régularisation, serait un acte fort. Un geste d’intelligence politique, mais aussi de fidélité à l’histoire que Vous incarnez. Un message : la République ne frappe pas sans discernement, elle corrige, elle accompagne, elle élève.
Ce serait un signal à la presse, mais surtout au peuple : celui d’un pouvoir qui n’oublie pas d’où il vient. Qui n’oublie pas qu’avant de tenir les rênes, il a tenu bon. Et que cette endurance vaut aujourd’hui grandeur.
Monsieur le Président, votre mandat ne fait que commencer. Mais déjà, vous avez posé des gestes puissants, sobres, porteurs de sens. Le peuple a placé en Vous plus qu’un espoir électoral : une attente existentielle. Ne laissons aucune décision — même prise avec de bonnes intentions — en fragiliser la portée.
Je vous adresse ce plaidoyer avec gravité, mais sans polémique. Avec respect, mais sans complaisance. Et surtout avec cette loyauté vigilante que requiert l’amour sincère de la République.
Veuillez agréer, Excellence Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.
Hady TRAORE
Expert conseils
Gestion Stratégique et Politique Publique-Canada
Fondateur du Think Tank : Ruptures et Perspectives
Excellence Monsieur le Président de la République,
C’est avec le respect le plus profond et un sens aigu du moment historique que je m’adresse publiquement à Vous, non pas en simple observateur de la vie nationale, mais en citoyen éveillé, en témoin engagé de votre parcours, et en défenseur sincère de la République que Vous avez promis de refonder.
Votre élection a fait renaître chez des millions de Sénégalais un espoir qui va bien au-delà du verdict des urnes. Vous incarnez, avec votre Premier ministre Ousmane Sonko, une promesse politique d’une rare intensité : celle d’un État fort, mais juste ; d’une gouvernance ferme, mais proche du peuple ; d’une République qui écoute autant qu’elle agit. Cette espérance, elle est née de vos sacrifices, de vos silences imposés, de votre dignité face à l’adversité.
Excellence, vous savez mieux que quiconque ce que signifie être invisibilisé, censuré, privé de parole. Vous avez subi ce que peu de chefs d’État ont eu à endurer avant d’accéder au pouvoir : l’humiliation, la prison, l’oubli programmé. Et c’est précisément parce que vous avez vécu cela que je me permets aujourd’hui, avec une loyauté sans faille, de vous adresser cet appel : surseoir à la décision de radiation des 381 organes de presse, et leur permettre, dans un cadre strictement encadré, de régulariser leur situation.
Cette demande n’est pas celle d’un indulgent. Elle est celle d’un homme qui, lui aussi, s’est levé pour défendre la liberté quand elle vacillait. Je me permets ici de rappeler un fait, non pour en tirer mérite, mais pour souligner la cohérence d’un engagement : à l’époque où Votre Excellence et le Premier ministre étiez durement frappés par le silence médiatique, j’ai saisi Radio Canada Internationale pour faire entendre au monde ce que l’on voulait faire taire au Sénégal. C’est ainsi qu’un reportage de plus de cinq minutes, signé Sophie Langlois, a été diffusé en ouverture du journal de 20h de RCI.
Ce jour-là, j’ai parlé pour Vous. Aujourd’hui, je parle avec Vous, dans un souci commun de préserver ce que nous avons mis tant d’années à reconstruire : la confiance du peuple dans ses institutions. Car une telle décision, aussi fondée soit-elle dans l’esprit de l’ordre, peut être interprétée — et détournée — comme un geste de fermeture. Elle risque d’alimenter les procès d’intention que vos détracteurs n’attendent qu’à raviver.
Excellence, il ne s’agit pas ici de tolérer l’anarchie ni de sanctuariser la désinformation. Il s’agit de gouverner avec hauteur. De montrer que la fermeté n’exclut pas la mesure. Qu’on peut exiger sans exclure. Réformer sans heurter.
Je crois profondément qu’un moratoire encadré, assorti d’un calendrier clair de régularisation, serait un acte fort. Un geste d’intelligence politique, mais aussi de fidélité à l’histoire que Vous incarnez. Un message : la République ne frappe pas sans discernement, elle corrige, elle accompagne, elle élève.
Ce serait un signal à la presse, mais surtout au peuple : celui d’un pouvoir qui n’oublie pas d’où il vient. Qui n’oublie pas qu’avant de tenir les rênes, il a tenu bon. Et que cette endurance vaut aujourd’hui grandeur.
Monsieur le Président, votre mandat ne fait que commencer. Mais déjà, vous avez posé des gestes puissants, sobres, porteurs de sens. Le peuple a placé en Vous plus qu’un espoir électoral : une attente existentielle. Ne laissons aucune décision — même prise avec de bonnes intentions — en fragiliser la portée.
Je vous adresse ce plaidoyer avec gravité, mais sans polémique. Avec respect, mais sans complaisance. Et surtout avec cette loyauté vigilante que requiert l’amour sincère de la République.
Veuillez agréer, Excellence Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.
Hady TRAORE
Expert conseils
Gestion Stratégique et Politique Publique-Canada
Fondateur du Think Tank : Ruptures et Perspectives
Autres articles
-
ANALYSE Les produits ‘‘Softcare’’ certifiés sans risques : soulagement légitime des consommatrices et des foyers sénégalais (Par Bassirou Niang)
-
LA RÉFORME DE L’ARTICLE 319 DU CODE PÉNAL SÉNÉGALAIS : ENTRE CLARIFICATION JURIDIQUE, RENFORCEMENT RÉPRESSIF ET ERREURS RÉVÉLATRICES SOIT DE MAUVAISE FOI, SOIT D’INCAPACITÉ INTELLECTUELLE DES DÉPUTÉS DE PASTEF
-
Renégociation des conventions et contrats dans les secteurs stratégiques au Sénégal : À quoi s'attendre !
-
N’abusez- pas de notre patience! Appel insistant à la responsabilité, avant que ça ne soit trop tard pour tous (Par Elimane H. KANE)
-
Justice : L'Imam Dramé convoqué à la Section de Recherches ce mercredi





ANALYSE Les produits ‘‘Softcare’’ certifiés sans risques : soulagement légitime des consommatrices et des foyers sénégalais (Par Bassirou Niang)


