Selon les témoins, ce sont les paramilitaires de Khalifa Haftar qui ont lancé l’offensive, à partir de 7 heures du matin, heure locale, dimanche matin. Des tirs à l’arme lourde ont été entendus et les combats ont fait fuir plusieurs familles de civils dans les localités de Sidi Farj et al-Hawari, à l’ouest de Benghazi. Ils ont également provoqué des coupures de courant. Le porte-parole du mouvement d’Haftar, Mohamed el-Hejazi, a confirmé à l’agence Reuters que le groupe a lancé des roquettes et avancé en tank dans la ville. Des témoins ont également fait part de forces aériennes.
Cinq soldats des troupes d’Haftar ont trouvé la mort, 12 ont été blessés, ainsi qu’au moins deux civils selon plusieurs hôpitaux de Benghazi. Les partisans des miliciens islamistes dénoncent quant à eux l’attaque et les intentions de Khalifa Haftar, comme celles d’un opportuniste qui utilise la lutte contre les milices comme un prétexte pour poursuivre ses intérêts personnels.
En fin de journée, le calme était revenu, mais certains quartiers de la ville restaient touchés par des coupures d’électricité et des tirs sporadiques étaient encore entendus. L’aéroport de Benghazi reste, lui, fermé, comme depuis plusieurs semaines. Le général dissident Haftar, ancien proche de Kadhafi qui s’est retourné contre l’ancien dictateur en 2011, a lancé une offensive contre les groupes dits terroristes et principalement Ansar al-Charia mi-février, entouré de sa propre armée, un mouvement dont les autorités de Tripoli nient la légitimité.
Source : Rfi.fr
-
Mali : Assimi Goïta gracie un agent de renseignement français condamné à 20 ans de prison
-
Procès pour fraude au concours des auditeurs de justice : « J’ai été major au Sénégal et à la Sorbonne, je ne peux pas faire un tel acte », clame Sékou Keïta
-
Ceuta: le Maroc annonce un renforcement du maillage sécuritaire après de nouveaux appels
-
Zambie: Hakainde Hichilema favori, mais sous pression à l’heure du verdict des urnes
-
En Europe, les canicules s'enchaînent et leur coût reste difficile à mesurer




Mali : Assimi Goïta gracie un agent de renseignement français condamné à 20 ans de prison


