Quelques douze organisations parmi lesquelles la Céni (Commission électorale nationale indépendante), la CNIDH (Commission nationale indépendante des droits de l'homme), le Bianco (Bureau indépendant de lutte anti-corruption) ou encore Transparency International ont pris part à l'élaboration de cette « charte de bonne conduite et d'intégrité des candidats pour une élection présidentielle apaisée ».
Joint par RFI, Alphonse Maka, président du Conseil de réconciliation malagasy, explique qu’il s’agit d’une « initiative morale capitale » dans une démarche commune de recherche d'apaisement.
« Le candidat s'engage à respecter les lois en vigueur, à saisir les juridictions compétentes, en cas de fraudes ou de contentieux, au lieu de descendre dans la rue et de recruter des gros bras », explique-t-il avant d’ajouter que cela paraît normal mais « si l'on regarde l'histoire de Madagascar, dans le passé, il y a eu des contestataires qui sont descendus dans la rue au lieu de saisir les juridictions compétentes », a souligné Alphonse Maka.
Si la charte a pour but de prévenir ce genre d'agissements, elle ne possède toutefois pas un caractère obligatoire. Cependant, pour Ketakandriana Rafitoson, secrétaire exécutif de Transparency International Initiative Madagascar, la valeur morale de la charte est son point fort.
« Ce n'est pas une mascarade parce qu'on donne l'occasion aux 36 candidats de prouver leur réelle bonne intention de faire preuve d'intégrité sur l'ensemble du processus électoral, avant, pendant et après les élections. Donc, c'est une chance qu'on leur donne et ils ont intérêt justement à bien se faire voir de la population. La clé de la charte, c'est un engagement moral qui dépasse tous les beaux discours qu'ils peuvent faire durant leur campagne. Cette moralité a du poids dans la culture malgache et ça, il ne faut pas le négliger. La sanction morale devrait en toute logique, on l'espère du moins, venir du vote des électeurs », a, pour sa part, estimé Ketakandriana Rafitoson.
Le comité s'engage à communiquer sur la liste des signataires et sur le comportement réel de ces derniers. Difficile cependant de savoir si une telle initiative peut redonner confiance à une population désabusée, avant même le début officiel de la campagne électorale.
Joint par RFI, Alphonse Maka, président du Conseil de réconciliation malagasy, explique qu’il s’agit d’une « initiative morale capitale » dans une démarche commune de recherche d'apaisement.
« Le candidat s'engage à respecter les lois en vigueur, à saisir les juridictions compétentes, en cas de fraudes ou de contentieux, au lieu de descendre dans la rue et de recruter des gros bras », explique-t-il avant d’ajouter que cela paraît normal mais « si l'on regarde l'histoire de Madagascar, dans le passé, il y a eu des contestataires qui sont descendus dans la rue au lieu de saisir les juridictions compétentes », a souligné Alphonse Maka.
Si la charte a pour but de prévenir ce genre d'agissements, elle ne possède toutefois pas un caractère obligatoire. Cependant, pour Ketakandriana Rafitoson, secrétaire exécutif de Transparency International Initiative Madagascar, la valeur morale de la charte est son point fort.
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