Des habitations en flammes. Une cinquantaine de villageois allongés sur le ventre, les mains ligotées dans le dos. Quelques secondes plus tard, des hommes attachés les uns aux autres sont contraints de marcher à genoux. Des policiers en arme leur ordonnent de répéter cette phrase « Tsy mety mamono polisy » – « Ce n'est pas bien de tuer des policiers » en français.
Des scènes qui correspondent au rapport de la Commission nationale indépendante des droits de l'homme (Cnidh) qui s'était rendue sur les lieux peu de temps après les faits. Elle avait aussi relevé des tortures, pillages, humiliations, atteintes à la pudeur et extorsions d’aveux.
Une enquête en cours
Depuis plus d'un an, aucun policier mis en cause n'a été jugé. Il y a trois mois, le Premier ministre Olivier Mahafaly s'était exprimé sur cette affaire. « Le gouvernement aussi est préoccupé par ce cas Antsakabary, avait-il déclaré. L'enquête est en cours. Ce n'est pas faute de volonté de la part du gouvernement mais pourquoi l'enquête traine ? Parce qu'on a vraiment du mal à avoir des témoins à charge. »
Joint par téléphone, le directeur de cabinet du ministère de la Sécurité publique, Jean Rostand Rabialahy, indique que « les policiers mis en cause ont été entendus par d'autres policiers chargés de mener cette enquête, ajoutant qu'il n'y a pas de blocage au niveau du ministère. Le dossier est désormais entre les mains de la justice ». Mais pour que la justice enquête sur ces policiers, une autorisation de poursuite émanant du ministère de la Sécurité publique est obligatoire.
Des scènes qui correspondent au rapport de la Commission nationale indépendante des droits de l'homme (Cnidh) qui s'était rendue sur les lieux peu de temps après les faits. Elle avait aussi relevé des tortures, pillages, humiliations, atteintes à la pudeur et extorsions d’aveux.
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