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Malgré la pandémie, le patrimoine des ménages a augmenté... les inégalités aussi

Contre toute attente, les habitants de la planète se sont enrichis en 2020. La pandémie et le confinement ont à peine ralenti l’accroissement mondial du patrimoine privé, selon le rapport annuel publié par le Crédit Suisse.



Effectivement à la fin 2020 les terriens avaient les poches mieux garnis qu’à la fin 2019. Pour être plus précis, une toute petite minorité s’est fortement enrichie tandis qu’une majorité s’est appauvrie. Car pour la première fois depuis 2016, selon le baromètre des inégalités, le coefficient de Gini, les inégalités se sont accrues. Ce sont les conclusions paradoxales du rapport du Crédit Suisse, un grand établissement bancaire spécialisé entre autre dans la gestion des grandes fortunes. La richesse mondiale s’est accrue de plus de 7,4 %, soit 28 000 milliards de dollars. Attention aux effets des taux de change : c’est seulement +4% si on prend en compte la dépréciation du dollar. 
 
Après la crise financière de 2008, le niveau global des richesses avait brutalement baissé
Tandis qu’en 2020, la hausse est repartie à la hausse dès le second semestre. Cette fois la richesse augmente alors que le PIB recule. Cette progression a été portée par l’embellie de la bourse qui a très vite retrouvé son élan après le mini krach de mars provoqué par le confinement et la fermeture des frontières. Et grâce aux prix de l’immobilier, ils sont restés très soutenus en 2020. 
 
Cette hausse est loin d’être équitablement répartie 
D’abord entre les régions du monde. Les États-Unis et les pays européens sont les grands gagnants. Ils absorbent les trois quarts de la hausse avec la Chine, tandis que les autres pays asiatiques, l’Inde par exemple, et l’ensemble des pays latino-américains, voient leur richesse décliner. Assez bizarrement, les pays les plus affectés par le coronavirus, comme les États-Unis et les pays européens, sont aussi ceux qui voient leur patrimoine se bonifier le plus. C’est l’effet du soutien généreux des gouvernements et des politiques accommodantes des banques centrales. Cela a surtout profité aux ultra-riches qui ont investi leurs biens à la Bourse. Sans ce coup de pouce, le niveau global des richesses aurait sans doute reculé selon Anthony Shorrocks, l’économiste qui signe ce rapport. C’est aux États-Unis qu’on trouve le plus grand nombre de millionnaires, tandis que dans les pays émergents, ils sont encore rares. Cela concerne un habitant sur cent en Russie, en Indonésie, en Inde et même en Chine.
 
Cet enrichissement en plein Covid-19 a été par ailleurs très inégalitaire
Les inégalités se sont creusées dans les 10 pays de référence retenu pour l’étude. Le monde compte 5 millions de nouveaux millionnaires. Et le 1% des hyper riches est celui qui a le plus profité, leur fortune a bondi de 24% en un an, la plus forte progression depuis 2003 pour cette catégorie de la population.
 
Mais certaines catégories sociales ont en revanche décroché, c’est vrai pour les femmes célibataires, les plus jeunes ou les personnes issues des minorités. Il y a aujourd’hui dans le monde 2 900 000 000 d’adultes dont la valeur des biens est inférieure à 10 000 dollars. 
 

RFI

Mercredi 23 Juin 2021 - 10:07


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