Au Mali, l'armée et ses partenaires russes de l'Africa Corps ont repris le 6 octobre Kidal, dans le Nord, aux indépendantistes du FLA et aux jihadistes du Jnim, qui la contrôlaient depuis plus de cinq mois. Une victoire pour les autorités de transition qui entendent rétablir l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire. La CFR, coalition d'opposants en exil, défend également la souveraineté nationale sur tout le territoire mais prône le dialogue avec les groupes armés. Son porte-parole, Etienne Fakaba Sissoko, estime que c'est le seul moyen de mettre fin à la guerre.
« Kidal est une ville malienne et une région malienne, notre armée nationale y a toute sa place », pose d'emblée Étienne Fakaba Sissoko. « La CFR défend le rétablissement de l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire national et nous reconnaissons donc l'importance du retour de l'armée à Kidal ou dans n'importe quelle autre localité de notre pays. »
« Mais souvenons-nous que la présence de l'armée n'est pas synonyme de sécurité », avertit l'universitaire, devenu opposant politique en exil après avoir été emprisonné pour ses écrits sur la « propagande » des autorités de transition. « Tenir une ville engage l'État à y assurer durablement la sécurité, la justice et les services publics. Cela suppose de reconstruire la confiance avec les populations, et pas de les traiter d'une façon qui alimente le conflit. »
« L'arrêt de la violence ne passe pas par la reconquête d'une ville », juge encore le porte-parole de la CFR. « La guerre à elle seule n'a jamais résolu un conflit. Il faut donc sortir de cette situation de va-t-en guerre et poser le vrai problème politique. Nous maintenons notre appel au dialogue avec les acteurs maliens, avec les groupes armés maliens, y compris le FLA et le Jnim. Ce dialogue doit nous permettre d'obtenir l'arrêt de la violence. »
La CFR rassemble des opposants politiques ou issus de la société civile qui réclament la mise en place d'une transition civile au Mali et l'organisation d'élections démocratiques. La CFR prône également le dialogue avec les groupes armés pour mettre fin à la guerre.
« Kidal est une ville malienne et une région malienne, notre armée nationale y a toute sa place », pose d'emblée Étienne Fakaba Sissoko. « La CFR défend le rétablissement de l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire national et nous reconnaissons donc l'importance du retour de l'armée à Kidal ou dans n'importe quelle autre localité de notre pays. »
« Mais souvenons-nous que la présence de l'armée n'est pas synonyme de sécurité », avertit l'universitaire, devenu opposant politique en exil après avoir été emprisonné pour ses écrits sur la « propagande » des autorités de transition. « Tenir une ville engage l'État à y assurer durablement la sécurité, la justice et les services publics. Cela suppose de reconstruire la confiance avec les populations, et pas de les traiter d'une façon qui alimente le conflit. »
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