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Mali : décrispation entre Paris et Ouagadougou



« France-Burkina : mission de rabibochage à Ouaga », titre L’Observateur Paalga. « Une mission française conduite par la secrétaire d’État en charge du Développement de la Francophonie et des partenaires internationaux, Chrysoula Zacharopoulou, a séjourné hier dans la capitale burkinabè, pointe le journal. Au menu de son agenda, notamment une entrevue avec le président Ibrahim Traoré. Un séjour de 24 heures sanctionné par un point de presse dans l’après-midi. Cette visite, poursuit L’Observateur Paalga, intervient au moment où les relations entre la France et le Burkina Faso sont particulièrement délicates, marquées particulièrement par la suspension de RFI, la demande formulée à Paris de rappeler son ambassadeur auprès du Burkina, Luc Hallade. Autre point de friction entre les Burkinabè et les Français : la force Sabre, basée à Kamboinsin, et qui abrite les forces spéciales françaises dans le cadre de la lutte contre le terrorisme… Tout cela sur fond de rapprochement avec Moscou. »

Des propos très diplomatiques…
Alors, Chrysoula Zacharopoulou, lors de ses déclarations publiques, a marché sur des œufs… Avec des propos très diplomatiques, note le quotidien Aujourd’hui : « "la France est toujours aux côtés des Burkinabè. Partenaire fidèle dans les bons comme les mauvais jours, la France le reste" (et "n’impose rien"), a signifié la secrétaire d’État. Sans être tranchée, la ministre française a fait le parallèle entre la situation au Burkina et les actes terroristes qui frappent l’Europe : "c’est la même humanité qui est blessée", dira-t-elle. Par contre, sur la demande de rappel de l’ambassadeur Luc Hallade, elle a botté en touche, préférant dire que la question sera réglée diplomatiquement. »

C’est donc « en vrai diplomate, pointe encore Aujourd’hui, que la secrétaire d’État française a séjourné au Burkina ; on peut même oser employer le mot lobbying : c’est-à-dire recoller les morceaux d’une relation qui s’est craquelée ces derniers temps. Et éviter qu’on atteigne le stade du Mali. »

À l’épreuve du terrain…
Commentaire du site d’information WakatSéra : « les temps ont bien changé où tout acte posé au Burkina était dicté par Paris. Cependant, pour une fois, il faut reconnaître avec les détracteurs de la France, et des Occidentaux en général, et autres amoureux transis de la Russie, que de la parole aux actes, le fossé peut être grand et même abyssal, relève le site burkinabè, notamment en fonction de la crise de confiance qui prévaut. Il faut donc désormais juger les États partenaires à l’épreuve du terrain, estime WakatSéra. En évitant de leur donner carte blanche. (…) Toutefois, ces relations ne seront réellement profitables aux différentes parties que si elles sont purement d’État à État. Doivent donc être proscrits tout leurre que sont ces ententes avec des entités privées obscures, à la réputation douteuse et dangereuse pour les populations en matière de respect des droits de l’homme ! » (Allusion bien sûr aux mercenaires de Wagner)

Assimi Goïta en visite officielle en Côte d’Ivoire ?
À la Une également, peut-être une autre décrispation en vue, cette fois entre le Mali et la Côte d’Ivoire… D’après Jeune Afrique, Alassane Ouattara a invité Assimi Goïta pour une visite officielle en Côte d’Ivoire. C’était « deux semaines avant la libération des 46 soldats ivoiriens détenus pendant six mois à Bamako, le chef de l’État ivoirien a téléphoné au président de la transition malienne pour lui proposer de venir à Abidjan. (…) Préalablement à cet hypothétique déplacement du président de la transition malienne en Côte d’Ivoire, précise encore Jeune Afrique, une délégation ivoirienne pourrait se rendre à Bamako dans le cadre d’une commission mixte Côte d’Ivoire-Mali afin de redéfinir des accords de coopération liant les deux pays et d’en signer de nouveaux. »

Sénégal : Pape Alé Niang libre !
Enfin, la libération de notre confrère sénégalais Pape Alé Niang… « Pape Alé Niang est libre ! », s’exclame Dakar Matin, le site d’information dirigeait le journaliste. Celui-ci était incarcéré depuis le 6 novembre dernier, notamment pour diffusion de fausses nouvelles. Il était en grève de la faim. « Pape Alé Niang a bénéficié d’une liberté provisoire sous contrôle judiciaire, précise Dakar Matin. Mais il est toujours interné à l’hôpital principal pour des soins, car son état de santé est préoccupant. »

Par ailleurs, deux activistes ont été également libérés hier : Cheikh Oumar Diagne et Abdou Karim Guèye.

Commentaire de WalfQuotidien : « La justice (sénégalaise) joue la carte de l’apaisement. En procédant ainsi, Macky et sa justice font taire certains activistes engagés dans la libération de ceux qu’ils qualifiaient de "détenus politiques". »

RFI

Mercredi 11 Janvier 2023 - 08:20


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