Mamadou Diop Decroix, ancien ministre et leader de l’AJ/PADS, a livré une analyse à la fois critique et nuancée de la nouvelle gouvernance, en particulier de la dynamique du tandem Sonko–Diomaye. Ce dimanche, il a lancé un avertissement solennel, soulignant l’importance vitale de préserver l’unité au sommet de l’État.
Il a appelé le Premier ministre, Ousmane Sonko et le président de la République Bassirou Diomaye Faye à « consolider leur compagnonnage pour le bien du pays », arguant qu’une « rupture entre eux risquerait de plonger le pays dans l’instabilité ».
Selon lui, cette cohésion est d'autant plus cruciale que la situation sécuritaire régionale est jugée alarmante. Mettant en exergue la progression des groupes terroristes, avec l’exemple du « JNIM au Mali », dont le conflit « s’est rapproché de nos frontières, jusqu’à Diboli, en face de Kidira ».
Face aux comparaisons historiques courantes, Mamadou Diop Decroix a refusé l’amalgame entre le duo formé par le Président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre, Ousmane Sonko et celui formé par Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia, dans les premières années de l'indépendance.
« Aujourd’hui, c’est Sonko le président du parti Pastef, et Diomaye, ancien secrétaire général du Pastef, est président de la République. Cela contraste avec l’époque où Senghor était à la fois président du parti et de l'État, tandis que Mamadou Dia, son ami, était Président du Conseil », a-t-il souligné, lors de son passage à l’émission « En vérité » sur les ondes de Radio Sénégal.
Decroix a insisté sur le « parcours commun, marqué par la prison et les épreuves » des deux leaders de Pastef, une expérience qui selon lui, « les lie profondément et distingue leur compagnonnage ».
L'ancien ministre a profité de cette analyse pour soulever un point institutionnel fondamental, « la concentration des pouvoirs ». Il a rappelé que, paradoxalement, sous Mamadou Dia, le Président du Conseil détenait l’essentiel des prérogatives exécutives.
Le système actuel est, selon lui, une conséquence directe de « la Constitution post-1962, inspirée du modèle gaulliste, qui concentre les prérogatives au niveau du Président de la République ».
Pour Mamadou Diop Decroix, « Il est temps de repenser ce système pour un meilleur équilibre des pouvoirs ».
Par ailleurs, Mamadou Diop Decroix a souligné que « l'engagement des nouvelles autorités en faveur de la transformation nationale exigeait, au-delà des réformes politiques, une profonde nécessité de changer les mentalités au sein de la société sénégalaise ».
Il a appelé le Premier ministre, Ousmane Sonko et le président de la République Bassirou Diomaye Faye à « consolider leur compagnonnage pour le bien du pays », arguant qu’une « rupture entre eux risquerait de plonger le pays dans l’instabilité ».
Selon lui, cette cohésion est d'autant plus cruciale que la situation sécuritaire régionale est jugée alarmante. Mettant en exergue la progression des groupes terroristes, avec l’exemple du « JNIM au Mali », dont le conflit « s’est rapproché de nos frontières, jusqu’à Diboli, en face de Kidira ».
Face aux comparaisons historiques courantes, Mamadou Diop Decroix a refusé l’amalgame entre le duo formé par le Président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre, Ousmane Sonko et celui formé par Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia, dans les premières années de l'indépendance.
« Aujourd’hui, c’est Sonko le président du parti Pastef, et Diomaye, ancien secrétaire général du Pastef, est président de la République. Cela contraste avec l’époque où Senghor était à la fois président du parti et de l'État, tandis que Mamadou Dia, son ami, était Président du Conseil », a-t-il souligné, lors de son passage à l’émission « En vérité » sur les ondes de Radio Sénégal.
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