La police marocaine assure avoir arrêté le jeune homme en possession de quinze grammes de cannabis et de 20 euros, preuve du trafic selon eux. Pour la défense, c’est un mensonge. Le procès serait monté de toutes pièces. La preuve, selon son avocate : Idriss a été arrêté deux jours après avoir participé à une manifestation où il parodiait le roi.
Ce jour là, ce militant notoire avait revêtu une djellaba traditionnelle, un couvre-chef rouge et une béquille ; une tenue dans laquelle le roi Mohamed VI est apparu publiquement ces dernières semaines. Pour les défenseurs d’Idriss, la condamnation servirait à punir le militant pour s’être moqué du souverain marocain.
Ces derniers mois, la drogue a régulièrement été utilisée comme prétexte à l’encontre d’autres militants trop critiques vis-à-vis du régime. Une façon subtile, selon les défenseurs des droits de l’homme, de ne pas s’en prendre directement aux droits politiques et d’expression. Une cinquantaine de militants sont actuellement derrière les barreaux après des procès similaires. Idriss Boutarada, lui, a décidé d’interjeter appel.
Source : Rfi.fr
-
Tribune des Nations Unies : la Guinée a défendu son modèle de développement et le bilan de ses réformes
-
Éthiopie : L'armée affirme avoir tué 272 rebelles tigréens sur fond de reprise des combats en Amhara
-
Mali : menace de paralysie du secteur minier
-
Fête de l’indépendance du Mali Assimi Goïta tend la main pour la réconciliation des Maliens
-
L’Algérie présente sa loi réinstaurant la peine de mort contre les incendies volontaires et les enlèvements d’enfants




Tribune des Nations Unies : la Guinée a défendu son modèle de développement et le bilan de ses réformes


