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Mémorandum Manif' de mars: M2D présente Macky comme "un tueur en série" et annonce une plainte

Après les événements de mars dernier qui avaient fait 13 morts et plusieurs blessés, l’Etat avait publié un mémorandum intitulé « la part de vérité de l’Etat ». C’était lors de sa conférence intitulée « le Gouvernement face à la presse » dont l’animateur était le ministre des Forces Armées, Me Sidiki Kaba. Réplique du berger à la bergère, le Mouvement pour la défense de la démocratie « M2D », organisateur des manifestations, a présenté, mercredi, son mémorandum. Lors de cette conférence de presse, le M2D est largement revenu sur ces évènements tout en chargeant le régime de Macky Sall qu’il qualifie de « tueur en série ». Cette entité qui regroupe une partie de l’opposition, des activistes et de membres de la société civile a décidé de porter plainte contre le régime, tout en désavouant la commission d’enquête « indépendante » que l’Etat veut mettre en place.



Mémorandum Manif' de mars: M2D présente Macky comme "un tueur en série" et annonce une plainte
 Le Mouvement pour la défense de la démocratie M2D a fait face à la presse mercredi. Lors de cette rencontre animée par le porte-parole du M2D, Dr Cheikh Tidiane Dièye, les responsables du mouvement à travers un mémorandum ont accusé le président de la République, Macky Sall, d’être le seul responsable des 13 morts et plusieurs blessés survenus lors des événements violents de mars dernier.

Les membres de cette entité qui regroupe une partie de l’opposition, des activistes et de la société civile ont décidé d’appuyer la plainte que des Sénégalais avaient déposée devant la Cour Pénale internationale (CPI). Selon le porte-parole du jour, Dr Cheikh Tidiane Diéye, ces morts ne doivent pas rester vaines. Le M2D est revenu de façon historique sur les différents actes posés par le pouvoir. Histoire de prouver le caractère violent de ce pouvoir et le désir du président Sall de « réduire l’opposition à sa plus simple expression ».

Le Mouvement pour la défense de la démocratie s’engage ainsi à fournir toute la documentation afin que justice soit rendue au nom du peuple. Il a désavoué la commission d’enquête dite indépendante proposée par le régime pour tirer au clair cette affaire dite Ousmane Sonko - Adji Sarr. Selon le M2D, en effet, il n’y a aucune pertinence à mettre en place une commission d’enquête dès lors que son initiateur a déjà jugé et condamné.

Pour les animateurs de la conférence de presse d’hier, cette commission doit enquêter sur les meurtres, tortures, arrestations qu’ils jugent arbitraires et illégales. De la sorte, toutes les personnes mêlées à cette forfaiture doivent être déférées. En outre, pour la bonne marche de la démocratie, le M2D réclame la libération des détenus des événements de février-mars. Ces derniers sont au nombre de 30 dont les 24 sont à la prison de Diourbel, les 4 à Ziguinchor, 1 à Fort B et 1 à Rebeuss. C’est dans cette optique que le Mouvement pour la défense de la démocratie invite toutes les forces démocratiques et sociales du pays à se joindre à lui pour défendre les acquis démocratiques.

La médiation des guides religieux magnifiée
Lors de cette présentation du mémorandum sur les manifestations de février-mars dernier, le Mouvement pour la défense de la démocratie a tenu à magnifier l’initiative des hommes religieux. Lesquels, selon Dr Cheikh Tidiane Dièye et Cie, ont joué un rôle déterminant dans la stabilité du pays. Car, a tenu à préciser le porte-parole du jour, les dirigeants et acteurs du mouvement M2D étaient prêts à manifester les 8, 9 et 10 mars passés. Les guides religieux leur ayant demandé de lâcher prise, ils ont obtempéré. C’est ainsi que la paix est revenue.

Conscients du rôle de régulateurs de nos guides spirituels, les acteurs du Mouvement invitent le président de la République à faire preuve de lucidité et de responsabilité afin de saisir le sens de la révolte populaire des Sénégalais. Et de laisser toutes tentatives de liquidation politiques et de manipulation qui peuvent pousser le pays à un point de non retour. Ils l’exhortent à prendre de la hauteur, malgré le « traumatisme subi, pour s’éviter encore des déconvenues ». Une sorte d’avertissement…

« Macky Sall tueur en série »
Les responsables du Mouvement pour la défense de la démocratie ont qualifié le président de « tueur ». A preuve, selon eux, par la liquidation du fils de l’ancien président Abdoulaye Wade, Karim, en 2017, en utilisant la machine judiciaire de l’actuel président. A preuve également par l’emprisonnement de l’ex-édile de la capitale, le socialiste Khalifa Ababacar Sall, dans l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. Et enfin, la tentative de liquidation du député Ousmane Sonko.

Dans cette dernière affaire, le « tueur » Macky Sall aurait utilisé « le corps de la femme comme moyen pour atteindre ses objectifs » selon le porte-parole du jour du M2D, Dr Cheikh Tidiane Dièye qui dit regrette qu’on en arrive à « ce niveau de bassesse ». Les membres du M2D, à travers leur mémorandum, s’insurgent également contre le forcing qui consiste à placer systématiquement les leaders de l’opposition sous mandat de dépôt.

Ils dénoncent avec vigueur l’attitude du procureur de la République qui, selon eux, prouve nettement les intentions du président Macky Sall de tuer politiquement les hommes de l’opposition. Lors de cette présentation de leur mémorandum, Dr Cheikh Tidiane Dièye et ses amis ont également déploré la présence, durant les manifestations de février-mars, d’hommes armés qui ne portaient aucun insigne de la police.

Aussi déplorent-ils, la présence de nervis armés de bâtons, de fers et de gourdins et qui étaient côte à côte avec les policiers. Selon eux, de telles pratiques sont inacceptables dans une démocratie normale. Sur l’affaire Ousmane Sonko, le M2D exige un jugement rapide et efficace car le leader de Pastef est un homme politique qui a son agenda. Tout récemment, le procureur de la République lui a refusé l’autorisation de sortir du pays pour assister à une conférence sur l’Eco à Lomé. Selon Dr, Cheikh Tidiane Dièye, cette forme d’intimidation doit immédiatement cesser.  

AYOBA FAYE

Jeudi 27 Mai 2021 - 10:11


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