Les forces de l'ordre sont intervenues ce mardi matin pour évacuer le foyer Bara à Montreuil, qui accueille des travailleurs sans-papiers. La mairie qui avait réquisitionné ces locaux pour héberger les travailleurs dénonce cette expulsion, à deux jours de la trêve hivernale.
Le foyer Bara à Montreuil a été évacué ce mardi matin par les forces de l'ordre. Un important dispositif policier était mobilisé pour cette expulsion menée par la préfecture de Seine-Saint-Denis. L'évacuation a débuté vers 4 heures du matin et s'est déroulée dans le calme mais a surpris les quelque 300 résidents.
"Je ne comprends pas. C'est la loi du plus fort, on allait entrer dans la trêve hivernale. On attend jusqu'à ce qu'on trouve une solution avec la municipalité (...). Depuis un an tout se passait bien", explique sur BFM Paris Toumani Traoré, porte-parole des résidents du foyer Bara.
Une expulsion "à deux jours de la trêve hivernale"
Ce foyer installé dans d'anciens locaux de l'AFPA, propriété de l'Etat, accueillait depuis un an des travailleurs migrants sans-papiers. Ces locaux vides avaient été réquisitionnés par la ville pour mettre à l'abri les résidents, alors que le foyer initial avait été déclaré insalubre. Ce mardi, la mairie de Montreuil dénonce dans un communiqué cette expulsion "à seulement deux jours de la trêve hivernale (...) sans proposer de solution alternative".
Le maire de Montreuil, Patrice Bressac (PCF), a adressé une lettre ouverte au Premier ministre dans laquelle il appelle l'Etat "à assumer pleinement son rôle et exige la mise à l'abri inconditionnelle de toutes les personnes qui étaient hébergées à l'AFPA".
Le foyer Bara à Montreuil a été évacué ce mardi matin par les forces de l'ordre. Un important dispositif policier était mobilisé pour cette expulsion menée par la préfecture de Seine-Saint-Denis. L'évacuation a débuté vers 4 heures du matin et s'est déroulée dans le calme mais a surpris les quelque 300 résidents.
"Je ne comprends pas. C'est la loi du plus fort, on allait entrer dans la trêve hivernale. On attend jusqu'à ce qu'on trouve une solution avec la municipalité (...). Depuis un an tout se passait bien", explique sur BFM Paris Toumani Traoré, porte-parole des résidents du foyer Bara.
Une expulsion "à deux jours de la trêve hivernale"
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