Ali Soumana a passé une première nuit en prison au Niger. Le directeur de publication de l'hebdomadaire Le Courrier a été présenté à un juge lundi 8 septembre, après 48h de garde à vue à la police judiciaire. Interpellé après une plainte du Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine, le journaliste a été inculpé notamment de diffamation.
C'est à la prison de Say, à une cinquantaine de km au sud de Niamey, qu'Ali Soumana a été transféré lundi. Le journaliste et directeur de publication de l'hebdomadaire le Courrier a été entendu par un juge, qui l'a placé sous mandat de dépôt, et inculpé notamment de diffamation et complicité de diffusion de données par voie électronique.
Son interpellation par la police judiciaire 48 h plus tôt fait suite à une plainte du Premier ministre. Fin août, le Courrier avait publié un article sur une affaire de présumée fraude de cigarettes, mettant en cause des commerçants et des représentants de la douane.
La publication mentionnait également un document lié à cette affaire, sur lequel Ali Mahamane Lamine Zeine aurait apposé sa signature.
Ali Soumana avait déjà été placé en garde à vue au mois d'avril, déjà pour une autre plainte pour diffamation, mais cette fois déposée par l'ancien directeur général des douanes. Il en était ressorti libre quatre jours plus tard.
Dans un communiqué publié lundi, l'Union des journalistes de la presse libre africaine se dit préoccupée par la situation des journalistes au Niger. L'UJPLA demande aux autorités nigériennes de garantir la liberté de la presse.
C'est à la prison de Say, à une cinquantaine de km au sud de Niamey, qu'Ali Soumana a été transféré lundi. Le journaliste et directeur de publication de l'hebdomadaire le Courrier a été entendu par un juge, qui l'a placé sous mandat de dépôt, et inculpé notamment de diffamation et complicité de diffusion de données par voie électronique.
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