Ce programme a été lancé suite à de violents affrontements qui avaient fait fuir, en 2018, plus de 300 000 personnes et fait près de 1 300 morts. Ce plan, censé mieux répartir les espaces de pâturage et atténuer ce conflit agropastoral, est conçu sur 10 ans, afin de mieux canaliser les routes de transhumance.
Point névralgique de cette réforme : convaincre les éleveurs, habitués à transhumer, à exercer leur activité dans des ranches, et donc à adopter des pratiques sédentaires. Or jusque-là, faute de communication, éleveurs et agriculteurs, sont réticents.
« Les éleveurs ont peur de manquer de ressources en intégrant les ranches, explique Nnamdi Obasi, un des auteurs de ce rapport. Et les agriculteurs sont inquiets à l’idée que des terres soient attribuées pour former des ranches : ils craignent que cela ne réduisent les espaces cultivés. Il faut que ces craintes, exprimées par les éleveurs et les agriculteurs, soient levées : les autorités doivent communiquer mieux pour rassurer les éleveurs et leur dire qu’ils auront toujours accès aux ressources ; et elles doivent aussi convaincre les paysans que ce plan est aussi bénéfique pour eux à moyen terme. »
Selon ICG, ce plan démarre avec plusieurs handicaps : manque d’expertise pour mettre en place les ranches, problèmes de financements… notamment liés à la crise sanitaire du coronarivus. Pour l’ICG, si l’ensemble de ces blocages persistent d’ici l’année prochaine, les débats purement politiques risquent d’éclipser la portée de ce programme agropastoral.
Point névralgique de cette réforme : convaincre les éleveurs, habitués à transhumer, à exercer leur activité dans des ranches, et donc à adopter des pratiques sédentaires. Or jusque-là, faute de communication, éleveurs et agriculteurs, sont réticents.
« Les éleveurs ont peur de manquer de ressources en intégrant les ranches, explique Nnamdi Obasi, un des auteurs de ce rapport. Et les agriculteurs sont inquiets à l’idée que des terres soient attribuées pour former des ranches : ils craignent que cela ne réduisent les espaces cultivés. Il faut que ces craintes, exprimées par les éleveurs et les agriculteurs, soient levées : les autorités doivent communiquer mieux pour rassurer les éleveurs et leur dire qu’ils auront toujours accès aux ressources ; et elles doivent aussi convaincre les paysans que ce plan est aussi bénéfique pour eux à moyen terme. »
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