"Nous n'avons pas encore de stratégie." Barack Obama a reconnu, jeudi 28 août, sans détour, que les Etats-Unis n'étaient pas en position d'attaquer l'Etat islamique (EI) en Syrie. Une déclaration qui lui a instantanément valu les critiques des républicains. Après trois semaines de bombardements dans l'Irak voisin contre les positions des jihadistes ultraradicaux, le président américain a souligné qu'il travaillait sur un projet à la fois militaire et diplomatique pour vaincre l'EI sur la durée, martelant que ce ne serait "ni rapide, ni facile".
Mais à la différence de la stratégie mise en place en Irak, l'administration américaine a exclu des frappes à court terme en territoire syrien. D'intenses spéculations à ce sujet circulaient depuis plusieurs jours, alimentées par des déclarations de responsables du Pentagone mettant en garde contre un groupe qui dispose d'un "savoir-faire militaire tactique et stratégique sophistiqué", et va "bien au-delà" de toute autre menace terroriste.
Les propos du président ont suscité de vives réactions dans le camp républicain. "Cela confirme ce que nous disons depuis près de deux ans : il n'y a pas de réelle stratégie", a souligné Mike Rogers, président de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants. "Tout le monde sait que vous ne pouvez arrêter l'EI en Irak (...) sans toucher à ce qui est considéré comme leur base, leur capitale, dans l'est de la Syrie".
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Mais à la différence de la stratégie mise en place en Irak, l'administration américaine a exclu des frappes à court terme en territoire syrien. D'intenses spéculations à ce sujet circulaient depuis plusieurs jours, alimentées par des déclarations de responsables du Pentagone mettant en garde contre un groupe qui dispose d'un "savoir-faire militaire tactique et stratégique sophistiqué", et va "bien au-delà" de toute autre menace terroriste.
Obama ne veut pas choisir entre Al-Assad et islamistes
Mais, face à un mouvement qui affiche sa volonté d'établir un "califat" à cheval entre Irak et Syrie, le Pentagone travaille sur différentes options qui permettraient de répondre aux jihadistes des deux côtés d'une frontière que ces derniers cherchent à effacer. "Nous avons besoin d'un projet clair", a souligné Obama lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, avant de réunir une nouvelle fois dans la soirée les membres de son Conseil de sécurité nationale. Obama a par ailleurs estimé que les Etats-Unis n'avaient pas à faire de choix entre le régime de Bachar Al-Assad d'une part et les jihadistes ultraradicaux de l'Etat islamique d'autre part. "Nous continuerons à soutenir l'opposition modérée, car nous devons offrir aux gens en Syrie une alternative au-delà d'Assad ou de l'EI", a affirmé Obama.Les propos du président ont suscité de vives réactions dans le camp républicain. "Cela confirme ce que nous disons depuis près de deux ans : il n'y a pas de réelle stratégie", a souligné Mike Rogers, président de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants. "Tout le monde sait que vous ne pouvez arrêter l'EI en Irak (...) sans toucher à ce qui est considéré comme leur base, leur capitale, dans l'est de la Syrie".
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