Des policiers patrouillent dans Kampala, le 25 juin 2021. AFP - BADRU KATUMBA
Au milieu de la campagne électorale de l'élection présidentielle de janvier dernier, l’arrestation du candidat de l’opposition Bobi Wine avait provoqué des manifestations massives dans tout le pays. 54 morts ont été enregistrés par les autorités et l’excès de violence des forces de l’ordre avait largement été condamné par la communauté internationale.
Caché sous les fenêtres de son bureau, tout proche du marché de Kiseka, Pius Jadwar, a observé les affrontements entre la police et les manifestants, pendant les émeutes de novembre dernier qui ont coûté la vie d’un de ses amis : « Il était juste venu me voir à mon travail. Et c’est quand il rentrait chez lui que la balle l’a touché et il est mort un peu plus tard. Il avait 26 ans. Je voulais sortir pour le voir, mais j’ai eu peur d’aller dans la rue et de mourir moi aussi. »
Sur son téléphone, Yusuf regarde les nombreuses vidéos qu’il a prises pendant ces deux jours d’émeutes. Vendeur à Kiseka, dans une boutique de pièces détachées, le jeune homme est toujours en colère en pensant aux 54 vies perdues lors des manifestations. Il espère qu’un jour les victimes obtiendront un jour justice : « On ne va pas s’arrêter là. Ce n’est pas parce qu’il y a eu une émeute que la situation a changé. Nous n’allons pas nous battre. Nous ne sommes pas des rebelles. Nous sommes des démocrates et nous demandons juste à ce que les choses changent. Pendant les manifestations, nous avons montré notre unité et toute notre volonté. »
Après les manifestations, les autorités avaient promis des compensations pour les familles des victimes « collatérales », touchées par des balles perdues. Mais selon Pheona Wall, avocate et présidente de l’Uganda Law Society, aucune famille n’a, pour l’instant, reçu de dédommagements.
Caché sous les fenêtres de son bureau, tout proche du marché de Kiseka, Pius Jadwar, a observé les affrontements entre la police et les manifestants, pendant les émeutes de novembre dernier qui ont coûté la vie d’un de ses amis : « Il était juste venu me voir à mon travail. Et c’est quand il rentrait chez lui que la balle l’a touché et il est mort un peu plus tard. Il avait 26 ans. Je voulais sortir pour le voir, mais j’ai eu peur d’aller dans la rue et de mourir moi aussi. »
Sur son téléphone, Yusuf regarde les nombreuses vidéos qu’il a prises pendant ces deux jours d’émeutes. Vendeur à Kiseka, dans une boutique de pièces détachées, le jeune homme est toujours en colère en pensant aux 54 vies perdues lors des manifestations. Il espère qu’un jour les victimes obtiendront un jour justice : « On ne va pas s’arrêter là. Ce n’est pas parce qu’il y a eu une émeute que la situation a changé. Nous n’allons pas nous battre. Nous ne sommes pas des rebelles. Nous sommes des démocrates et nous demandons juste à ce que les choses changent. Pendant les manifestations, nous avons montré notre unité et toute notre volonté. »
Après les manifestations, les autorités avaient promis des compensations pour les familles des victimes « collatérales », touchées par des balles perdues. Mais selon Pheona Wall, avocate et présidente de l’Uganda Law Society, aucune famille n’a, pour l’instant, reçu de dédommagements.
Autres articles
-
Changement de Constitution en RDC: la coalition d'opposition C64 relance son bras de fer avec le pouvoir
-
Burkina Faso: les journalistes désormais contraints de suivre une formation militaire
-
Ebola en RDC: un décès toutes les 30 minutes, alerte l'ONU
-
Ce que l'on sait des coulisses de la grâce de l'agent de la DGSE libéré par le Mali
-
Mali: l'état-major annonce la libération de 82 militaires maliens détenus par le Jnim et par le FLA




Changement de Constitution en RDC: la coalition d'opposition C64 relance son bras de fer avec le pouvoir


