Beaucoup de Français qui étaient en âge de voter en 1981 se souviennent encore de la campagne présidentielle opposant Valéry Giscard d’Estaing à François Mitterrand cette année-là et du tour cruel joué par les colleurs d’affiches clandestins au président sortant, candidat à sa propre succession. Sur certaines des affiches du président-candidat, ils avaient remplacé les yeux par deux papillons brillants qui s’éclairaient dans la nuit à la lumière des phares de voitures. C’était bien sûr une allusion, aussi inventive que malicieuse, au scandale de la plaquette de diamants valant un million de francs (entre 650 000 et 700 000 euros) que VGE avait reçue en cadeau de la part du chef de l’État centrafricain Jean-Bédel Bokassa. L’affaire avait empoisonné les dernières années du septennat de Giscard. L’affiche prenait tout son sel avec le rappel du slogan de la précédente campagne présidentielle de ce même Giscard, affirmant qu’il « regardait la France au fond des yeux ». « Du fond des mines des diamants de Bangui », disaient les mauvaises langues.
Toujours est-il que VGE perdit le scrutin face à son adversaire socialiste. Pour les analystes, il ne fait pas l’ombre d’un doute que « l’affaire des diamants », qui avait rendu suspecte toute la politique giscardienne en Afrique, a pesé lourdement sur le destin politique du troisième président de la Ve République française. Un constat confirmé par Claude Wauthier, qui fut l’un des premiers historiens de la politique africaine de la France. Le regretté auteur de Quatre présidents et l’Afrique (1) écrivait dans son opus que si « l’Afrique avait plutôt porté chance au général de Gaulle », elle a joué « à l’inverse, un rôle plutôt néfaste […] dans la carrière politique du président Valéry Giscard d’Estaing ».
Toujours est-il que VGE perdit le scrutin face à son adversaire socialiste. Pour les analystes, il ne fait pas l’ombre d’un doute que « l’affaire des diamants », qui avait rendu suspecte toute la politique giscardienne en Afrique, a pesé lourdement sur le destin politique du troisième président de la Ve République française. Un constat confirmé par Claude Wauthier, qui fut l’un des premiers historiens de la politique africaine de la France. Le regretté auteur de Quatre présidents et l’Afrique (1) écrivait dans son opus que si « l’Afrique avait plutôt porté chance au général de Gaulle », elle a joué « à l’inverse, un rôle plutôt néfaste […] dans la carrière politique du président Valéry Giscard d’Estaing ».
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