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Primaire de la gauche: l'heure du verdict pour le candidat du PS



 Fin du suspense: les électeurs du second tour de la primaire organisée par le PS départagent ce dimanche Benoît Hamon, l'outsider désormais favori, et Manuel Valls pour porter les couleurs socialistes à une élection présidentielle difficile pour la gauche.
 
7.500 bureaux de vote
 
En France métropolitaine, les quelque 7.500 bureaux de vote ont ouvert à 9h, chaque Français peut glisser son bulletin jusqu'à 19h moyennant, comme au premier tour, un euro. Benoît Hamon, 49 ans, et Manuel Valls, 54 ans, ont voté chacun dans leur fief francilien en fin de matinée: Trappes pour le député des Yvelines, Evry pour celui de l'Essonne.
 
Pour éviter la cacophonie du premier tour sur le nombre réel de votants, qui avait alimenté les soupçons d'une participation gonflée, les organisateurs de la primaire promettent la transparence. À la tombée des premiers résultats partiels dans la soirée, les médias auront ainsi accès à la salle où remontent les informations des bureaux de vote.
 
 1,6 million de votants au premier tour
 
Car le bon déroulement du scrutin et le niveau de participation sont un enjeu crucial pour l'avenir du vainqueur et du PS. Après seulement 1,6 million de votants au premier tour (soit un million de moins qu'en 2011), les deux finalistes sont au moins d'accord pour espérer approcher "les deux millions de votants", ce qui resterait encore modeste par rapport à la droite qui avait attiré en novembre plus de quatre millions de Français.
 
Manuel Valls a besoin d'un sursaut de participation pour renverser des chiffres et une dynamique qui ne lui sont pas favorables, comme en témoigne la différence d'ambiance et d'affluence dans les rassemblements de l'entre-deux tours. L'ex-Premier ministre, déjà distancé par le "frondeur" Hamon au soir du premier tour (31,5% contre 36%), n'a obtenu que le soutien des "petits" candidats, la radicale de gauche Sylvia Pinel et l'écologiste Jean-Luc Bennhamias (3% à eux deux) et indirectement celui de l'autre écologiste, François de Rugy (3,8%), qui "a exclu de voter Hamon".
 
Manuel Valls a mis en avant son "expérience"
 
Vincent Peillon (6,8%) est resté neutre et Manuel Valls n'a pas pu compter non plus sur le soutien de François Hollande, qui ne votera pas plus ce dimanche que le précédent - il était en déplacement en Amérique du sud - à cette primaire. En outre, une partie des abstentionnistes qu'il vise semblent déjà partis chez Emmanuel Macron.
 
 
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Pour tenter de combler son retard, Manuel Valls a mis en avant son "expérience" dans le contexte international actuel et sa "crédibilité" face à "l'illusion" que serait le revenu universel mis au centre des débats par son concurrent.
 
Benoît Hamon évoque "un futur désirable"
 
À l'inverse, Benoît Hamon, porteur d'un projet social et écologiste vers "un futur désirable", a engrangé le renfort du troisième homme Arnaud Montebourg (17,5%) et celui de Martine Aubry qui l'a félicité vendredi "d'avoir redonné vie à l'idée de progrès".
 
Une forte participation renforcerait également la légitimité du candidat PS par rapport aux deux autres principaux candidats de gauche à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron, pour l'instant loin devant dans les sondages. Cela rendrait aussi moins difficile le rassemblement d'un PS divisé même si le risque d'un ralliement massif et immédiat vers Emmanuel Macron agité depuis dimanche dernier semble s'éloigner.


Dimanche 29 Janvier 2017 - 10:24



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