Le professeur Didier Raoult a analysé la façon dont la Covid-19 s’est répandue sur le continent. « La Covid-19 n’a clairement pas fait en Afrique les ravages qu’il a faits en Europe de l’Ouest et aux Etats-Unis. C’est d’ailleurs un sourire de l’Histoire : c’est dans les pays les plus riches qu’il y’a eu le plus de morts. La cause n’est pas parfaitement claire mais c’est intéressant », dit-il dans un entretien avec « Jeune Afrique ».
En effet, dit-il dans l’entretien lu par Libération online, « d’abord il est possible qu’à peu prés toutes les drogues qui ont une action contre le paludisme ou qui sont très utilisées également pour traiter les fièvres inexpliquées, ont joué un rôle. La quinine, la primaquine, l’artésimine, la chloroquine…La plupart des scientifiques africains le pense. Il est possible aussi qu’il y ait une raison génétique. Le facteur rhésus en particulier, qui est moins fréquent en Afrique, semble être un facteur prédisposant aux formes plus graves. Ensuite, le degré d’urbanisation en Afrique n’est pas celui en Europe. Or, le risque de transmission y est lié. Il est possible que la transmission interhumaine non vectorisée ait joué un rôle ».
Interpelé sur la question de savoir si l’Afrique a les moyens de se préparer, le professeur Raoult tranche : «Il faut arrêter de pleurnicher sur l’Afrique. A Dakar, il y a un technopôle extraordinaire à côté de l’aéroport et qui a d’excellentes capacités de séquençage. Même chose à Bamako, à Kinshasa pour ne parler que des pays que je connais. Il y a plus de structures qui ressemblent à l’Ihu en Afrique qu’il y en a en France. Ne croyez pas que le continent est en retard là-dessus, pas du tout ! ».
En effet, dit-il dans l’entretien lu par Libération online, « d’abord il est possible qu’à peu prés toutes les drogues qui ont une action contre le paludisme ou qui sont très utilisées également pour traiter les fièvres inexpliquées, ont joué un rôle. La quinine, la primaquine, l’artésimine, la chloroquine…La plupart des scientifiques africains le pense. Il est possible aussi qu’il y ait une raison génétique. Le facteur rhésus en particulier, qui est moins fréquent en Afrique, semble être un facteur prédisposant aux formes plus graves. Ensuite, le degré d’urbanisation en Afrique n’est pas celui en Europe. Or, le risque de transmission y est lié. Il est possible que la transmission interhumaine non vectorisée ait joué un rôle ».
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