C’est un rapport publié après une enquête sur un chantier de rénovation de l’un des stades de la Coupe du monde : le Khalifa International Stadium. Amnesty déclare avoir interrogé plus de 200 ouvriers étrangers et dresse une liste « d’abus » qui va des «logements sordides surpeuplés » à la «tromperie quant à la rémunération ou au type de travail offerts » en passant par le «non-versement ou paiement en retard des salaires ».
«Ce type d’abus a pourtant été largement documenté depuis 2010. Mais, la situation change peu ou pas. Et la FIFA ne fait pas grand-chose pour y remédier », dénonce l’organisation de défense des droits de l’homme. Amnesty donne ainsi un « carton rouge » à l’organisation du football mondial : «la FIFA est le commanditaire principal des installations construites en ce moment au Qatar. En ce sens, elle a une vraie responsabilité et doit traiter en priorité la question de l’exploitation des travailleurs migrants. (…) Or, elle n’a pas mis en place les mesures pour s’assurer que les constructions ne seraient pas entachées d’abus des travailleurs migrants.» Pour Amnesty, la FIFA doit arrêter de faire «l’autruche» et dénoncer publiquement ces abus.
La FIFA : «contribuer encore davantage à la protection des droits des ouvriers»
Dans un communiqué publié le même jour, l’instance, désormais dirigée par Gianni Infantino, a réagi et affirme être consciente « des risques auxquels sont exposées les personnes travaillant sur les chantiers de construction au Qatar» mais reste convaincue, «que le Conseil suprême pour la remise et l’héritage a pris les mesures appropriées.» Par la voix de Frederico Addiechi, chef du département Développement durable, la FIFA poursuit : «nous surveillons avec attention les avancées et sommes en contact régulier avec le Conseil suprême à qui nous adressons les éventuelles problématiques. (…) Et surtout, nous souhaitons véritablement continuer dans cette direction afin de contribuer encore davantage à la protection des droits des ouvriers travaillant à la construction des stades de la Coupe du Monde.»
Pour sa part, le Comité suprême du Qatar, chargé de superviser l’organisation de la Coupe du monde 2022, estime que les affirmations de Amnesty « projettent une image trompeuse ».
Avec rfi.fr
«Ce type d’abus a pourtant été largement documenté depuis 2010. Mais, la situation change peu ou pas. Et la FIFA ne fait pas grand-chose pour y remédier », dénonce l’organisation de défense des droits de l’homme. Amnesty donne ainsi un « carton rouge » à l’organisation du football mondial : «la FIFA est le commanditaire principal des installations construites en ce moment au Qatar. En ce sens, elle a une vraie responsabilité et doit traiter en priorité la question de l’exploitation des travailleurs migrants. (…) Or, elle n’a pas mis en place les mesures pour s’assurer que les constructions ne seraient pas entachées d’abus des travailleurs migrants.» Pour Amnesty, la FIFA doit arrêter de faire «l’autruche» et dénoncer publiquement ces abus.
La FIFA : «contribuer encore davantage à la protection des droits des ouvriers»
Dans un communiqué publié le même jour, l’instance, désormais dirigée par Gianni Infantino, a réagi et affirme être consciente « des risques auxquels sont exposées les personnes travaillant sur les chantiers de construction au Qatar» mais reste convaincue, «que le Conseil suprême pour la remise et l’héritage a pris les mesures appropriées.» Par la voix de Frederico Addiechi, chef du département Développement durable, la FIFA poursuit : «nous surveillons avec attention les avancées et sommes en contact régulier avec le Conseil suprême à qui nous adressons les éventuelles problématiques. (…) Et surtout, nous souhaitons véritablement continuer dans cette direction afin de contribuer encore davantage à la protection des droits des ouvriers travaillant à la construction des stades de la Coupe du Monde.»
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