Les jeunes musulmans qui sont descendus dans les rues de Bambari, jeudi dernier, clamaient haut et fort qu’ils refusaient le désarmement des ex-Seleka par Sangaris, car cela mettrait leur communauté à la merci des anti-balaka. Lors de cette visite éclair, le général Soriano et Abdoulaye Hissène ont tenté de calmer les esprits en réaffirmant ce que prévoient les mesures de confiance.
« Il y a eu plusieurs rencontres techniques et une réunion générale », indique-t-on du côté de Sangaris. « C’était important qu’on y aille tous les deux et qu’on explique les choses ensemble », précise le coordinateur de la coalition Seleka, selon qui « le message a été très bien reçu sur place ».
A la suite de cette visite, un officier de Sangaris, un responsable de la Seleka et le préfet de la Ouaka se sont rendus à l’évêché pour expliquer aux quelque 4 000 déplacés qu’ils pouvaient rentrer chez eux. En début de soirée, les retours n’étaient pas encore importants. Selon un prêtre de Bambari, « les déplacés ont fixé au préalable à leur retour qu’on désarme les civils musulmans qui ont sillonné la ville avec des armes et qui ont lancé des menaces ».
■ La mise au point des autorités centrafricaines
Suite aux événements de ces derniers jours à Bambari, le président du Parlement de transition (le CNT), Alexandre Ferdinand Nguendet a mis en garde les milices anti-balaka et les éléments de l’ex-Seleka. Il ne revient ni aux uns, ni aux autres, dit-il, d’assurer la sécurité des chrétiens ou des musulmans. Ces deux communautés doivent être protégées par les forces de sécurité nationales qui doivent être, selon lui, remises sur pied au plus tôt.
Source : Rfi.fr
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