« Non à l’intimidation », « oui à la nomination », « oui à la formation », « nous voulons l’État de droit »... Avec des banderoles, les protestataires ont effectué une courte marche du boulevard du 30-Juin jusqu’au siège du Conseil supérieur de la magistrature. Chacun d’entre eux a une histoire et broie du noir à sa manière.
Les plus chanceux sont logés en famille, mais tous ne sont pas à l’abri des besoins. Odette, mère d’un nourrisson, ne mâche pas ses mots : « Nous sommes là sur leur demande, leur invitation, mais ils nous abandonnent dans la rue ». « Moi, j’ai accouché par césarienne. Je souffre, si vous voyez dans les mains ici les infections, je ne supporte pas. Qu’ils nous nomment, on exige l’ordonnance et puis nous demandons l’implication personnelle du chef de l’État. On commence à manger par délestage », tance-t-elle.
Sans famille d’accueil, Leonard, tiré à quatre épingles, squatte depuis plusieurs mois une église. « Là-bas, je n’ai pas à manger. Je trouve à manger difficilement, je ne travaille pas, je suis dans une condition tellement difficile, d’ailleurs, je suis venu à pied pour cette manifestation. Nous sommes délaissés à notre triste sort », se désole-t-il.
« Certains ont été enterrés ici à Kinshasa »
Dans ces conditions d’une immense précarité, certaines recrues sont décédées. Fulbert, brandit leurs effigies. « Nous sommes devenus des indigents dans cette ville. Il y a ceux qui sont morts. Nous sommes sûrs de trois morts mais d’autres collègues parlent de quatre morts, malheureusement. Certains ont été enterrés ici à Kinshasa », selon lui.
Pour survivre, certains cherchent du soutien auprès des notabilités de leurs provinces d’origine. « On est soutenus par ci par là, et nous restons redevables envers ces gens qui nous soutiennent » s'est plaint Robert.
Le président du Conseil supérieur de la magistrature a reçu une partie des manifestants. Ils disent avoir été rassurés quant à la célérité que prendrait désormais la procédure de leur nomination, qui ouvrirait la voie à la formation, l’affectation et la paie.
Les plus chanceux sont logés en famille, mais tous ne sont pas à l’abri des besoins. Odette, mère d’un nourrisson, ne mâche pas ses mots : « Nous sommes là sur leur demande, leur invitation, mais ils nous abandonnent dans la rue ». « Moi, j’ai accouché par césarienne. Je souffre, si vous voyez dans les mains ici les infections, je ne supporte pas. Qu’ils nous nomment, on exige l’ordonnance et puis nous demandons l’implication personnelle du chef de l’État. On commence à manger par délestage », tance-t-elle.
Sans famille d’accueil, Leonard, tiré à quatre épingles, squatte depuis plusieurs mois une église. « Là-bas, je n’ai pas à manger. Je trouve à manger difficilement, je ne travaille pas, je suis dans une condition tellement difficile, d’ailleurs, je suis venu à pied pour cette manifestation. Nous sommes délaissés à notre triste sort », se désole-t-il.
« Certains ont été enterrés ici à Kinshasa »
Dans ces conditions d’une immense précarité, certaines recrues sont décédées. Fulbert, brandit leurs effigies. « Nous sommes devenus des indigents dans cette ville. Il y a ceux qui sont morts. Nous sommes sûrs de trois morts mais d’autres collègues parlent de quatre morts, malheureusement. Certains ont été enterrés ici à Kinshasa », selon lui.
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