Quelques applaudissements à l’arrivée du camion transportant les présumés miliciens. Et assis sur des chaises, les familles, des mères, des épouses surtout. « Nous avons suivi par la radio, on nous a invité pour qu’on récupère nos enfants, mais je n’ai pas encore vu mon enfant » témoigne une mère.
Sa voisine est plus chanceuse : « Oui, mon mari est ici. Un vendredi il avait été arrêté parce qu’il est milicien, c’est comme ça ».
Quand Justin Milonga, le vice-gouverneur du Kasaï-Central, prend la parole devant une foule de plus en plus nombreuse, c’est pour donner le sens de cette mesure : « Cet acte, c’est aussi une interpellation pour vous dire qu’on est prêt pour se parler, on est prêt pour trouver des solutions durables, capables de nous conduire dans cette paix »
Depuis avril dernier et la révolte du chef coutumier, les autorités ne parviennent pas à éteindre le feu Kamuina Nsapu et cherchent au-delà des opérations une solution politique.
Action Kasaï, une ONG parrainée par le ministre Clément Kanku, a remis des kits de réinsertion à la cinquantaine de miliciens libérés qui ont pu rentrer chez eux après avoir signé un formulaire par lequel ils s'engagent à ne pas rejoindre les miliciens Kamuina Nsapu.
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