C'est un territoire grand comme la moitié du Burundi : 1 370 000 hectares de forêt primaire située dans le centre-nord de la RDC. Les six concessions forestières réparties entre les provinces de la Tshuapa et de la Tchopo sont toutes attribuées à la même société Tradelink domiciliée à Lubumbashi. Or, le code forestier congolais limite à 500 000 hectares la superficie maximale de forêt pouvant être octroyée à un seul concessionnaire.
Autres préoccupations des défenseurs de l'environnement : sur le plan juridique, plusieurs dispositions légales ne sont pas respectées. La somme versée par l'entreprise à l'Etat n'est pas publiée. La preuve que les communautés locales ont été consultées non plus.
Deux ONG congolaises, la Codelt et Océan dénoncent des contrats illégaux qui viennent s'ajouter à d'autres déjà conclus l'an dernier. « C’est une superficie qui s’ajoute à une autre qui a précédé, explique Augustin Mpoyi avocat en droit de l'environnement. On est là à la troisième vague de concessions illégales qui ont été attribuée et donc au total, en une seule année, 2020, ce ministre aura attribué 4 millions d’hectares de forêt en toute illégalité. »
Les deux ONG ont déposé un recours pour demander l'annulation des contrats, des contrats - sur le papier - de préservation de la forêt. Mais Irene Wabiwa Betoko de Greenpeace Afrique doutent des motivations écologiques de la société Tradelink. « Ce que réellement ces forêts seront-elles vouées à la conservation ? Car l’un des actionnaires de cette société Tradelink a fait carrière dans les mines, le pétrole et l’exploitation du bois. Donc il n’a aucune expérience dans la conservation, c’est plutôt quelqu’un qui est dans les affaires d’exploitation. »
Le recours administratif a été déposé le 9 juin, la nouvelle ministre de l'environnement Eve Bazaïba a trois mois pour y répondre.
Autres préoccupations des défenseurs de l'environnement : sur le plan juridique, plusieurs dispositions légales ne sont pas respectées. La somme versée par l'entreprise à l'Etat n'est pas publiée. La preuve que les communautés locales ont été consultées non plus.
Deux ONG congolaises, la Codelt et Océan dénoncent des contrats illégaux qui viennent s'ajouter à d'autres déjà conclus l'an dernier. « C’est une superficie qui s’ajoute à une autre qui a précédé, explique Augustin Mpoyi avocat en droit de l'environnement. On est là à la troisième vague de concessions illégales qui ont été attribuée et donc au total, en une seule année, 2020, ce ministre aura attribué 4 millions d’hectares de forêt en toute illégalité. »
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