Avec 23 prévenus, le procès aura duré à peine plus d’un mois. Six semaines, pendant lesquelles la principale difficulté pour le ministère public aura été de produire des preuves matérielles, des éléments prouvant l’implication directe des suspects dans l’assassinat du colonel Mamadou.
Au final, un seul prévenu est directement accusé d’avoir organisé l’attaque le 2 janvier dernier. Le colonel Birocho Nzanzu est accusé par l’un des ses hommes et un témoin ex-rebelle d’avoir été l’intermédiaire entre l’armée congolaise et les rebelles ougandais pour organiser l’attentat.
La défense, de son côté, a jusqu’au bout, remis en question la véracité de ces témoignages. Des preuves trop fragiles, selon elle, pour incriminer le colonel qui serait plutôt un bouc émissaire, selon ses avocats
Autre difficulté : dès le départ, ce procès en public et en plein air a vu sa crédibilité égratignée quand au deuxième jour du procès, le seul témoin de l’assassinat du colonel Mamadou, son chauffeur, est subitement décédé. Une bonne partie de la population est donc sceptique quant à la capacité de ce procès à faire toute la lumière sur ce qu’il s’est passé et notamment sur de possibles complots et trahisons au sein même de l’armée congolaise.
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