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Régionales en PACA: Renaud Muselier joue l'apaisement avec les LR

Accusé de trahison par Les Républicains pour avoir passé un accord avec La République en marche, Renaud Muselier tente d'apaiser la situation. Le président sortant Les Républicains de la région Paca, et candidat à sa réélection en juin prochain, s'est expliqué le lundi 3 mai. Renaud Muselier l'assure: il n'y a pas d'accord d'appareil avec La République en marche.



Renaud Muselier et Jean Castex ne se sont visiblement pas bien compris. Dimanche 2 mai, le Premier ministre annonce une « union » avec le président sortant de la région Paca. Cela a créé un tollé chez Les Républicains.
 
Vingt-quatre heures plus tard, Renaud Muselier est obligé de rectifier le tir. Il organise le lendemain une conférence de presse au pied levé: « Il n'y a pas d'accord d'appareil, personne ne peut douter de ma loyauté envers ma famille politique », promet Renaud Muselier. Rien à voir donc avec une alliance pour la présidentielle de 2022.
 
Et pour bien prendre ses distances avec le camp d'Emmanuel Macron, Renaud Muselier assure qu'aucun ministre n'aura de place sur sa liste. Sophie Cluzel, la tête de liste d'En Marche en PACA devra donc choisir: quitter son poste de secrétaire d'État chargée des personnes handicapées ou bien renoncer à un poste au Conseil régional.
 
La suite de l'opération déminage de Renaud Muselier s'annonce compliquée. Il a rendez-vous ce mardi 4 mai au siège des Républicains à Paris pour une sérieuse explication de texte.
 
Des remous aussi au sein de la Macronie
Cet accord créé aussi des remous au sein du parti présidentiel. « Tout cela fait les affaires de l’extrême-droite »: dépitée, cette élue locale du parti présidentiel ne comprend pas ce rapprochement entre La République en marche et la droite avant le premier tour. Elle craint une fuite des électeurs de droite vers le candidat d’extrême-droite Thierry Mariani qui, dit-elle, ne fait pas figure d’épouvantail dans la région parce qu’il était auparavant membre des Républicains.
 
« Plus personne ne veut entendre parler d’accords de partis, cela crée de la défiance », soupire une autre élue de la région. « Avec ce type d’accord, on ne répond pas à la question de savoir pourquoi les gens votent pour le Rassemblement national », renchérit un autre député.
 
Une alliance perdant-perdant, c’est la crainte de beaucoup de marcheurs. L’argument des ténors de la majorité sur la poursuite du dépassement des clivages porté par Emmanuel Macron n’a vraiment pas convaincu. Certains défendent malgré tout un « accord nécessaire » face au Rassemblement national. Ils se réjouissent de voir qu’il permet de « fracturer » un peu plus la droite à un an de la présidentielle.

RFI

Mardi 4 Mai 2021 - 09:44


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