« Nous sommes engagés à soutenir une transition pacifique et démocratique en 2017 afin qu'un nouveau président soit élu par le peuple rwandais ». La petite phrase vient de Rodney Ford, le porte-parole du département d'Etat américain en charge des affaires africaines. « La Constitution rwandaise actuelle limite le nombre de mandats à deux », précise ce porte-parole rappelant que le président Paul Kagame avait déjà été élu deux fois. « Nous ne sommes pas pour le changement des constitutions pour des intérêts personnels ou politiques », ajoute Rodney Ford, citant la nouvelle doctrine américaine issue d'un discours de Barack Obama : « Des institutions fortes, pas d'hommes forts ».
Le président rwandais n'a jamais ouvertement dit qu'il était candidat, mais que ce serait au peuple d'en décider. Plus récemment, Paul Kagame avait affirmé ne pas être en faveur du changement de Constitution, mais suggéré à ses partisans de le « convaincre » de changer d'avis. C’est ce qui a donné le coup d'envoi à cette campagne de signatures qualifiée de mascarade par l'opposition, qui pour l'essentiel vit aujourd'hui en exil.
C'est la première fois que Washington, autrefois considéré comme très proche de Kigali, exprime de manière aussi claire son opposition à un éventuel troisième mandat de Paul Kagame. Pas de deux poids-deux mesures donc. Ce porte-parole de la diplomatie américaine le rappelle : les Etats-Unis soutiennent ce principe de « transition démocratique dans tous les pays de la région, à travers des élections livres, justes, crédibles, qui respectent leurs constitutions et la limite du nombre de mandats ». Les Etats-Unis l'avaient déjà clairement signifié pour la RDC ou le Burundi.
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