L'Office chérifien des phosphates peut triompher. Un an après la saisie de 55 000 tonnes de phosphates en transit en Afrique du Sud, la cargaison a été rendue à l'OCP. L’armateur grec du bateau arraisonné à Port Elizabeth a payé un dollar symbolique à la justice sud-africaine qui avait mis la cargaison aux enchères, mais n'a pas trouvé d'acquéreur.
Si l'OCP a remporté la bataille commerciale, le Front Polisario estime pour sa part avoir gagné la bataille symbolique. En effet, rappelle son porte-parole en France, la cargaison a été saisie par l'Afrique du Sud suite à une plainte du Front Polisario qui estime que le Maroc exploite indument les richesses d'un territoire qui ne lui appartient pas. Le tribunal de Port Elizabeth a d'abord suivi cette analyse, avant que la Haute-Cour sud-africaine ne décide la vente aux enchères de la cargaison.
Par ailleurs, cette affaire ainsi qu'une affaire similaire à Panama, a entrainé un débat chez les acheteurs de phosphates marocains. Certaines entreprises en Uruguay ou même au Canada, l'un des principaux clients de l'OCP, s'interrogeant sur la nécessité de continuer à traiter avec le Maroc. La question de l'exploitation des ressources du Sahara occidental ne résume pas un affrontement entre le royaume chérifien et le Front Polisario, mais demeure un champ de bataille pour les juridictions étrangères.
Si l'OCP a remporté la bataille commerciale, le Front Polisario estime pour sa part avoir gagné la bataille symbolique. En effet, rappelle son porte-parole en France, la cargaison a été saisie par l'Afrique du Sud suite à une plainte du Front Polisario qui estime que le Maroc exploite indument les richesses d'un territoire qui ne lui appartient pas. Le tribunal de Port Elizabeth a d'abord suivi cette analyse, avant que la Haute-Cour sud-africaine ne décide la vente aux enchères de la cargaison.
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