La campagne agricole qui débute ce mois-ci risque de s’avérer décisive pour la survie des compagnies huilières. Les agriculteurs sont à la fête avec des prix de vente de l’arachide en hausse mais les huileries ne parviennent pas à concurrencer les acheteurs chinois et se retrouvent sans matière première.
Les commerçants chinois sont devenus les premiers acheteurs de l’arachide sénégalaise. En 2020, ils auraient raflé environ 400 000 tonnes selon une source syndicale, faisant le bonheur des producteurs. Car les Chinois bénéficient d’un accord passé avec le gouvernement et sont exemptés de nombreuses taxes. Ils proposent donc des prix plus élevés que le prix officiel. Résultat, les compagnies huilières locales sont en crise.
« Chaque année on faisait travailler beaucoup de gens dans le secteur de la trituration, mais cette année-ci, par défaut de matière première, personne n'a repris fonction. Les gens qui étaient à la Copéol sont en chômage technique pour beaucoup, et à la Sonacos il n'y a presque plus d'emplois», déplore Ibrahima Diallo, le secrétaire général du Syndicat des corps gras.
Les agriculteurs sont partagés. D’un côté, les Chinois proposent des prix jamais atteints et contribuent à enrichir les familles. Mais les huiliers jouent un rôle structurant dans la filière, et leurs difficultés rejaillissent sur l’ensemble du secteur.
« Le jour où les Chinois auront assez de matière première chez eux, ils ne viendront plus. Ils nous ont pris les bonnes graines qui devaient servir de semences. Si nous continuons comme ça, c'est la filière qui va disparaître complètement», précise Ibrahima Diallo sur Rfi.
Les commerçants chinois sont devenus les premiers acheteurs de l’arachide sénégalaise. En 2020, ils auraient raflé environ 400 000 tonnes selon une source syndicale, faisant le bonheur des producteurs. Car les Chinois bénéficient d’un accord passé avec le gouvernement et sont exemptés de nombreuses taxes. Ils proposent donc des prix plus élevés que le prix officiel. Résultat, les compagnies huilières locales sont en crise.
« Chaque année on faisait travailler beaucoup de gens dans le secteur de la trituration, mais cette année-ci, par défaut de matière première, personne n'a repris fonction. Les gens qui étaient à la Copéol sont en chômage technique pour beaucoup, et à la Sonacos il n'y a presque plus d'emplois», déplore Ibrahima Diallo, le secrétaire général du Syndicat des corps gras.
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