Sécurité alimentaire - Tiers Sud: la France et l'UE pour faire de l’agriculture un levier de développement



Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Christophe Bigot, Ambassadeur de France au Sénégal et Adrien Haye de l’Agence Française de Développement (AFD), ont signé la convention de financement du projet de développement agricole et sécurité alimentaire des territoires ruraux du tiers sud (projet BEYDAARE/Tiers sud). Ce, en présence de Marc Boucey, le chef de la coopération de la délégation de l’Union Européenne (UE) au Sénégal et en Gambie.

Cette signature donne « une nouvelle illustration du dynamisme et de l’excellence des relations de coopération entre la France et le Sénégal», selon Amadou BA.

L’argentier de l’Etat d’indiquer que « ces trois conventions relatives au projet de développement agricole et sécurité alimentaire des territoires ruraux du tiers sud du Sénégal (soit à hauteur de 16,39 milliards de FCFA), au projet « innov’compétence » (1, 31 milliard) et au projet d’assistance technique pour le suivi technique de la réalisation du TER (Train Express Régional), marquent un nouveau jalon de la coopération économique et financière» entre les deux (2) pays.

C’est ainsi que la signature des présentes conventions porte le nombre de conventions signés avec la France à 29, pour un montant total de 743,089137 Euros, soit environ 484,4 milliards de F CFA.

Le projet Tiers Sud permet « d’augmenter la production et la commercialisation de produits vivriers  par la réhabilitation d’un périmètre irrigué d’environ 1200 hectares dans le bassin de l’ANAMBE, destiné à la production de riz mais aussi d’aménager environ 1600 hectares de bas-fonds irrigable sur l’ensemble du Tiers sud pour la production de riz, maïs et  bananes ainsi que l’amélioration des pistes rurales sur près de 100 Km, de développer des services adaptés aux agriculteurs, aux éleveurs et à leur organisation et d’accroître la résilience des familles les plus vulnérables par les filets sociaux », renseigne le ministre.

Piloté par l’école nationale d’administration, ce projet permettra également « d’offrir une plateforme de sept (7) modules de formation visant les agents de l’administration publique Sénégalaise et de la sous-région dans le cadre de l’application des nouvelles directives de l’UEMOA, relatives aux finances publics ».

Saluant le travail du Chef de coopération de la délégation de l’Union Européenne (UE) au Sénégal et en Gambie, Christophe Bigot souligne que ces trois conventions « permettront au Sénégal d’avoir une agriculture variée, une croissance économique et également l’électrification dans les zones rurales ». « Ce projet mis sous la direction de l’ENA, SODAGRI et KTM ADVENCE va promouvoir l’enseignement et la formation », dit l’Ambassadeur de France au Sénégal.

Marc Boucey qui reprend les propos du président Macky Sall tenus lors de la conférence sur l’agriculture en 2015 à Dakar: « L’agriculture est l’épine dorsale du développement de l’Afrique », lance que « l’UE s’inscrit dans la démarche du Plan Sénégal Emergent (PSE) pour faire de l’agriculture un levier de développement ». C’est ainsi que l’UE a débloqué 75 millions d’euros sont sous forme de dons, 60 millions d’aide budgétaire et 15 millions au programme d’électrification rurale. A ce montant, il faut ajouter 25 milliards du fond fudiciaire mondial. 
 

Lamine SOW (Stagiaire)

Vendredi 21 Juillet 2017 - 11:12



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