«Le Sénégal est dans une communauté de commerce, l’Uemoa. Dans tout cet espace, il y a des accords de commerce qui font que le Sénégal à lui seul ne peut pas prendre la décision d’interdire l’importation », a-t-elle indiqué dans un entretien accordé à Kanal150. Ce qui fait que le pays « ne peut pas se singulariser dans cet espace-là.»
Mme Assane Guèye Cissé a dit que même dans le cas où le Sénégal avait réussi à interdire la production de sachets plastiques par des industriels installés sur son territoire, il continuerait à recevoir ces produits d’autres pays de l’espace communautaire, au nom de la libre circulation des biens et des personnes.
«Même si le Sénégal interdit la production de sachets (d’emballages), ils viendront du Mali, du Burkina, du Niger», ainsi que d’autres pays non membres de l’UEMOA, en vertu des accords commerciaux le liant avec ses partenaires au-delà de l’espace économique ouest-africain, a indiqué Assane Guèye Cissé.
En 2008, le ministère du Commerce avait élaboré un projet de loi visant l’interdiction des sachets plastiques, mais cette initiative a été par la suite abandonnée.
Auparavant, en 2002, le ministère de l’Environnement avait également entrepris une disposition similaire, visant également l’interdiction de la production et l’importation de sachets plastiques. Mais aucune de ces initiatives n’est finalement arrivée à terme.
« 0n a été bloqué par ces accords-là. On a arrêté pour dire qu’effectivement, si on prenait une telle loi, on va pénaliser nos industriels et malgré ça, les sachets nous viendront » d’autres pays, a expliqué la directrice des programmes et suivi de l’Aprosen.
Partant de ce qu’il y a aujourd’hui « au moins une conscience commune par rapport au fléau plastique », l’UEMOA a récemment lancé un appel d’offres pour une étude destinée à faire l’état de la situation des sachets plastiques dans l’espace concerné, a relevé Assane Guèye Cissé.
Selon elle, ce n’est que dans ce cadre communautaire que le Sénégal pourra peut-être se doter de lois interdisant la production et l’importation des sachets. Sinon il ne saurait « se singulariser ».
« Aujourd’hui, il faut que le problème soit posé et vivement posé au niveau de l’UEMOA », a elle suggéré.
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