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Sénégal: Réformes Constitution, dérives: Niasse se défoule sur Wade

Abdoulaye Wade devant la barre de l’Alliance des Forces de Progrès (Afp). Le président de la République et par ailleurs leader du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) a été vilipendé de bout en bout pour les multiples modifications de la Constitution. En huit (8) ans, il a été noté 14 révisions constitutionnelles soit une modification de la Constitution par semestre, a relevé le constitutionnaliste, Mamadou Mbodj. Ce réquisitoire de la gestion du pouvoir libéral s’est déroulé ce lundi 22 décembre lors d’une conférence sur «la Constitution à l’épreuve de la gestion libérale».



Moustapha Niasse s'expliquant sur le régime libérale lors de la conférence
Moustapha Niasse s'expliquant sur le régime libérale lors de la conférence
Les cadres de l’Alliance des Forces de Progrès (AFP) ont eu pour matière ce lundi la Constitution du Sénégal. Ils se sont surtout focalisés sur les différentes modifications intervenues depuis promulgation en janvier 2001. Cette conférence animée conjointement par le professeur et constitutionnaliste, Mamadou Mbodj et le chroniqueur de l’hebdomadaire, «Nouvel Horizon» a été l’occasion pour le secrétaire général de l’AFP de dénoncer «le pouvoir personnel et personnalisé et le fichier électoral inexistant». Moustapha Niasse a dénoncé le fait que «notre pays n’a plus de Constitution parce qu’elle a été modifiée 14 fois en 8 ans. Et ces modifications sont dans le sens d’un recul et non d’une progression». Il a estimé que «Les règles de bonne gouvernance, qui sont indispensables lorsqu’il s’agit de développer une économie, d’assurer le bien être des populations, leur propre sécurité, (…) se trouvent présentement piétinées sans limites».

Le leader progressiste est d’avis que «le principe de la séparation des pouvoirs, entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire, ne bénéficie d’aucun respect. Le pouvoir en place, concentré entre les mains d’un seul individu, couve, dans ses actes quotidiens, l’espace du gouvernement, de la représentation populaire et, dans une grande mesure, dans le fonctionnement et dans l’administration de la Justice»

Le leader de l’AFP a indiqué que «le pouvoir personnel, à forte tendance monarchique s’exerce sans contrôle, dès lors que celui qui avait été élu démocratiquement, le 19 mars 2000, s’est arrogé des pouvoirs exorbitants du droit commun, dans la quasi-totalité des domaines de l’action publique». Pour lui, Abdoulaye Wade a été élu le 19 mars 2000 mais n’a jamais été réélu. Il a justifié ces propos par le fait que «le concept d’élections libres, transparentes et démocratiques, s’éloigne de plus en plus du rêve, de l’espérance et du droit des sénégalais de choisir leurs dirigeants ou leurs représentants à tous les niveaux. Il n’existe pas de fichier national électoral crédible et fiable dans notre pays. Depuis janvier 2007, plus d’un million de Sénégalais attendent encore leurs cartes d’électeurs».

«La société sénégalaise est, du fait de la mal gouvernance engagée dans notre pays par le régime politique en place, s’achemine vers le chaos qu’un sursaut national, engagé par tous les patriotes, est seul capable d’endiguer et d’éviter», a souligné Moustapha Niasse. Et d’appeler : «debout sénégalais pour faire face à l’irréparable. Il faut que les patriotes s’organisent ces gens-là doivent partir, ils doivent s’en aller, disparaître mais dans le respect de la loi». Le membre de la conférence des leaders du Front Siggil Senegaal (FSS) d’envisager les perspectives après le départ du régime libéral. «Il faudra réformer la Constitution. Il faudra aussi que le peuple mette en place une équipe plurielle pour gérer ce pays et le redresser et que le pouvoir personnel soit banni définitivement du Sénégal. Il faut mettre fin au pouvoir personnel. Cela doit figurer dans la Constitution. Il faut réformer l’économie du Sénégal», a-t- défendu le secrétaire général de l’AFP.


Lundi 22 Décembre 2008 - 21:35


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