Dans un communiqué parvenu à la rédaction de PressAfrik, le Secrétariat Exécutif National (SEN) du parti de l'ancien président ne mâche pas ses mots. L'APR estime que le pouvoir en place, dirigé par le Pastef, a franchi une « ligne rouge » dans ce qu'elle qualifie de « saga meurtrière ».
Selon cette formation politique, l’usage de la force serait devenu le « principal marqueur identitaire » du régime actuel, moins de deux ans après son accession au pouvoir. La mort d'Abdoulaye Ba, survenue dans un contexte de contestation estudiantine pour l'amélioration des conditions de vie et d'études, est présentée par l'APR comme la conséquence directe d'une volonté délibérée de «briser et de réprimer le soulèvement démocratique».
Face à ce qu’il qualifie d'« inacceptable tragédie », le SEN de l'APR pointe une responsabilité unique : celle du pouvoir en place. Jugeant le gouvernement actuel « antipopulaire » et dénonçant une « violence bestiale », le parti appelle à des mesures immédiates pour apaiser la situation. C’est ainsi que les camarades de Macky Sall réclament la «démission immédiate du Ministre de l’Intérieur» mais aussi le retrait inconditionnel des forces de l'ordre de l'espace universitaire (le retrait est effectif depuis 00h, NDLR ».
L'APR ne compte pas limiter sa contestation aux simples mots. Le parti appelle l'ensemble des forces vives du pays — organisations politiques, syndicats et mouvements citoyens — à se mobiliser pour faire barrage à la dérive autoritaire qu'il dénonce.
« Le salut du peuple sénégalais passe par une mobilisation de chacun et de tous », conclut le communiqué, marquant ainsi une nouvelle étape dans la confrontation politique entre l'actuelle majorité et son opposition.
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