C'est une affaire embarrassante pour l'Amisom, la force africaine en Somalie. Des soldats du contingent burundais sont accusés d'avoir tué, mardi matin, quatre civils après l'explosion de deux bombes artisanales près de leur convoi. Des personnes qui étaient pourtant désarmées. Depuis, l'opération de maintien de la paix est sous pression.
Selon Amnesty International, les soldats burundais auraient totalement perdu leur sang-froid. L’ONG explique qu’après les explosions de deux bombes près de leur véhicule, les militaires seraient sortis avant de tirer sur la foule, tuant au moins quatre personnes.
« Ces meurtres choquants doivent faire l’objet d’une enquête complète et impartiale », a réagi Sarah Jackson. La directrice adjointe d’Amnesty pour l’Afrique de l’Est s’est déclaré « très inquiète par le manque de contrôle des troupes », capable selon elle de « se retourner contre des populations qu’elle est censée protéger ».
Une enquête en cours
Après le drame, des manifestations ont éclaté à Mogadiscio. Des jeunes ont dressé des barrages et brûlé des pneus en réclamant justice. Les enterrements sont pour l’instant retardés dans l’attente de l’enquête. « Tuer des civils innocents n’est pas acceptable », a déclaré le maire de Mogadiscio. Abrahman Osman Yarisow a demandé au chef de l’Amisom de rencontrer les familles et de faire toute la lumière sur cette affaire.
Dans un premier temps, la force africaine a réagi mollement avec un simple tweet relatant l’incident sans mentionner la mort de civils. Mais voyant le tollé général, elle a ensuite annoncé l’ouverture d’une enquête et promis que le résultat serait rendu public. La force a présenté ses condoléances, sans faire aveu de culpabilité à ce stade. « Nos troupes ont un respect sacré pour la protection des civils. Nous serons impitoyables jusqu’à ce que justice soit faite », a indiqué l’Amisom.
Selon Amnesty International, les soldats burundais auraient totalement perdu leur sang-froid. L’ONG explique qu’après les explosions de deux bombes près de leur véhicule, les militaires seraient sortis avant de tirer sur la foule, tuant au moins quatre personnes.
« Ces meurtres choquants doivent faire l’objet d’une enquête complète et impartiale », a réagi Sarah Jackson. La directrice adjointe d’Amnesty pour l’Afrique de l’Est s’est déclaré « très inquiète par le manque de contrôle des troupes », capable selon elle de « se retourner contre des populations qu’elle est censée protéger ».
Une enquête en cours
Après le drame, des manifestations ont éclaté à Mogadiscio. Des jeunes ont dressé des barrages et brûlé des pneus en réclamant justice. Les enterrements sont pour l’instant retardés dans l’attente de l’enquête. « Tuer des civils innocents n’est pas acceptable », a déclaré le maire de Mogadiscio. Abrahman Osman Yarisow a demandé au chef de l’Amisom de rencontrer les familles et de faire toute la lumière sur cette affaire.
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