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Soudan du Sud: la ville de Rumbek attaquée par un groupe armé, le gouvernement fait état de 71 morts

Au Soudan du Sud, la ville de Rumbek, capitale de l’État régional des Lacs, au centre du pays, a été le terrain de combats communautaires meurtriers, ce vendredi 9 octobre. Des « casques bleus » ont été déployés.



Soudan du Sud: la ville de Rumbek attaquée par un groupe armé, le gouvernement fait état de 71 morts
De jeunes bergers armés issus d’un clan dinka du nord de Rumbek ont pris possession de la ville de Rumbek pendant quelques heures, le 9 octobre 2026, provoquant la fuite des habitants. Le gouvernement a fait état de 71 morts, dont quatre soldats de l’armée sud-soudanaise, et annoncé le déploiement de forces de sécurité additionnelles. L’ONU a, de son côté, déployé des « casques bleus ». Ces événements témoignent d’une situation sécuritaire dégradée au Soudan du Sud, qui rend la tenue des élections prévues pour décembre très incertaine.
 
Tirs d'armes automatiques
Des habitants prenant la fuite au son des tirs de kalachnikov, des corps gisant dans les rues : les images en provenance de Rumbek ont choqué. C’est vers 4h du matin que des hordes de jeunes bergers lourdement armés sont entrées dans la ville, pourchassant d’autres jeunes issus d’un clan rival. Et ce fut un carnage : 71 personnes ont été tuées selon le gouvernement, qui a cependant confirmé que Rumbek était sous son contrôle vendredi soir.
 
Des « casques bleus » ont été déployés afin de « prévenir les combats » ainsi que « protéger l’hôpital et les ONG », a déclaré Stéphane Dujarric, le porte-parole du secrétaire général de l’ONU vendredi en fin de journée. « La situation est calme mais tendue » a-t-il ajouté. Selon Machot Amuom, un chercheur sud-soudanais, c’est un conflit entre deux clans Dinka « dont les causes historiques n’ont jamais été résolues ».
 
Désarmer les jeunes civils
Pour Daniel Laat Kon, de l’organisation de la société civile CEPO, la dissolution du gouvernement de transition, le 22 septembre, a joué un rôle, car le nouveau gouvernement local n’est pas encore pleinement installé à Rumbek. Il souhaite que l'État désarme les jeunes civils sud-soudanais en amont des élections. « Comment envisager de préparer un scrutin quand les gens vivent dans la peur ? » s’interroge-t-il.

RFI

Samedi 10 Octobre 2026 - 10:17


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