La fin du « califat » autoproclamé de l'organisation État islamique a été annoncée ce week-end. Mais, pour les forces kurdes, derrière un conflit s'en cache un autre. En plus de devoir stabiliser les territoires nouvellement libérés, elles se préparent à faire face à deux menaces supplémentaires.
Le régime de Bachar el-Assad a annoncé qu'il reprendrait le contrôle de la région actuellement dirigée par les autorités kurdes, et Recep Tayyip Erdogan veut également neutraliser cette région d'autonomisation kurde. Il y a un an, des milices islamistes soutenues par le président turc avaient déjà chassé et persécuté les populations kurdes d'Afrin.
La présence américaine en Syrie, un enjeu crucial
Depuis l’annonce choc du retrait des troupes américaines en décembre 2018, Donald Trump a accepté que 400 soldats restent déployés en Syrie - mais sans spécifier pour combien de temps. Or la présence des troupes américaines est vue par les Kurdes comme la meilleure garantie pour éviter une offensive de la Turquie voisine, qui considère les milices kurdes syriennes comme « terroristes ».
« L’armée turque installe toujours des terroristes sur une grande partie du nord-ouest de la Syrie, explique Khaled Issa, représentant des autorités kurdes de Syrie. La région kurde d’Afrin a été occupée, envahie par l’aviation et l’artillerie turques pour y installer des terroristes. Ces terroristes sont une menace pour l’Europe aussi. »
Les discussions avec Damas sont au point mort
Pour tenter de préserver leur autonomie sur un territoire riche en pétrole, les Kurdes essaient donc de se rapprocher du régime de Bachar al-Assad. Mais pour l'instant, les discussions n'avancent pas, et Damas a même menacé d'utiliser la force pour rétablir son autorité.
« Le régime de Damas, malheureusement, n’entend pas dialoguer, déplore Khaled Issa. Il veut reprendre cette région, comme si de rien n’était, alors que nous avons défendu notre population certes, mais surtout nous avons pu maintenir la paix et sauvegarder la paix sociale. Maintenant, c’est à la communauté internationale, notamment nos alliés, qui nous ont soutenus dans cette lutte, de préserver cette région jusqu’à ce qu’une solution politique soit trouvée ».
Le régime de Bachar el-Assad a annoncé qu'il reprendrait le contrôle de la région actuellement dirigée par les autorités kurdes, et Recep Tayyip Erdogan veut également neutraliser cette région d'autonomisation kurde. Il y a un an, des milices islamistes soutenues par le président turc avaient déjà chassé et persécuté les populations kurdes d'Afrin.
La présence américaine en Syrie, un enjeu crucial
Depuis l’annonce choc du retrait des troupes américaines en décembre 2018, Donald Trump a accepté que 400 soldats restent déployés en Syrie - mais sans spécifier pour combien de temps. Or la présence des troupes américaines est vue par les Kurdes comme la meilleure garantie pour éviter une offensive de la Turquie voisine, qui considère les milices kurdes syriennes comme « terroristes ».
« L’armée turque installe toujours des terroristes sur une grande partie du nord-ouest de la Syrie, explique Khaled Issa, représentant des autorités kurdes de Syrie. La région kurde d’Afrin a été occupée, envahie par l’aviation et l’artillerie turques pour y installer des terroristes. Ces terroristes sont une menace pour l’Europe aussi. »
Les discussions avec Damas sont au point mort
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