Le chef de l’opposition tanzanienne, le député Freeman Mbowe, a vigoureusement rejeté les allégations portées contre lui par le gouverneur de la province de Dar es-Salaam, l’accusant d’implication dans un réseau de trafic de drogue, ont rapporté jeudi 9 février les médias locaux.
Mercredi, lors d’une conférence de presse, le gouverneur Paul Makonda a présenté aux journalistes une liste manuscrite de 65 personnes qu’il soupçonne d’être impliquées dans ce réseau. Sur la liste, figure notamment M. Mbowe, député et président du Chadema, principal parti de l’opposition tanzanienne. Lors de cette conférence de presse, M. Makonda a enjoint les personnes citées de se présenter vendredi 10 février à la police pour interrogatoire.
« C’est une campagne de dénigrement public »
« C’est une campagne de dénigrement public. Nous dénonçons cette manœuvre. M. Mbowe se trouve au premier rang de ceux qui critiquent l’actuelle gestion du pays. Le pouvoir veut tout simplement faire taire toute dissidence pour pouvoir faire tout ce qu’il veut », a réagi mercredi 8 février le secrétaire général du Chadema, Vincent Mashinji, lors d’une conférence de presse.
Joint au téléphone par le quotidien The Citizen, Freeman Mbowe a abondé dans le même sens : « Le pays n’est pas gouverné de façon appropriée. Il est injuste d’accuser une personne respectable de trafic de drogue sans l’ombre d’une preuve. Cette affaire va finir par nuire à la réputation de personnes innocentes».
«C’est une politique de calomnie. Si nous laissons passer cela sans le dénoncer, demain, après-demain, tout député de l’opposition sera accusé de trafic de drogue », a renchéri le député Zitto Kabwe, président de l’ACT, un petit parti d’opposition.
Sur la liste des 65 personnes figurent également Jusuph Manji, un richissime homme d’affaires de Dar es-Salaam et président de la prestigieuse équipe de football Yanga, ainsi qu’un célèbre pasteur, Josephat Gwajima.
Ces deux derniers n’ont pas attendu vendredi pour se présenter devant les forces de l’ordre. L’homme d’affaires s’y est rendu jeudi accompagné de ses avocats et de dizaines de supporters de son équipe de football, tandis que le pasteur s’est présenté avec une foule de fidèles.
On ignorait jeudi en début d’après-midi si les deux hommes avaient été arrêtés ou remis en liberté. Une première liste divulguée par le gouverneur comprenait une douzaine de policiers et des chanteurs et acteurs du pays, eux aussi sommés de se présenter à la police. Certains suspects ont été relâchés après interrogatoire tandis que d’autres ont été inculpés.
Mercredi, lors d’une conférence de presse, le gouverneur Paul Makonda a présenté aux journalistes une liste manuscrite de 65 personnes qu’il soupçonne d’être impliquées dans ce réseau. Sur la liste, figure notamment M. Mbowe, député et président du Chadema, principal parti de l’opposition tanzanienne. Lors de cette conférence de presse, M. Makonda a enjoint les personnes citées de se présenter vendredi 10 février à la police pour interrogatoire.
« C’est une campagne de dénigrement public »
« C’est une campagne de dénigrement public. Nous dénonçons cette manœuvre. M. Mbowe se trouve au premier rang de ceux qui critiquent l’actuelle gestion du pays. Le pouvoir veut tout simplement faire taire toute dissidence pour pouvoir faire tout ce qu’il veut », a réagi mercredi 8 février le secrétaire général du Chadema, Vincent Mashinji, lors d’une conférence de presse.
Joint au téléphone par le quotidien The Citizen, Freeman Mbowe a abondé dans le même sens : « Le pays n’est pas gouverné de façon appropriée. Il est injuste d’accuser une personne respectable de trafic de drogue sans l’ombre d’une preuve. Cette affaire va finir par nuire à la réputation de personnes innocentes».
«C’est une politique de calomnie. Si nous laissons passer cela sans le dénoncer, demain, après-demain, tout député de l’opposition sera accusé de trafic de drogue », a renchéri le député Zitto Kabwe, président de l’ACT, un petit parti d’opposition.
Sur la liste des 65 personnes figurent également Jusuph Manji, un richissime homme d’affaires de Dar es-Salaam et président de la prestigieuse équipe de football Yanga, ainsi qu’un célèbre pasteur, Josephat Gwajima.
Ces deux derniers n’ont pas attendu vendredi pour se présenter devant les forces de l’ordre. L’homme d’affaires s’y est rendu jeudi accompagné de ses avocats et de dizaines de supporters de son équipe de football, tandis que le pasteur s’est présenté avec une foule de fidèles.
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