Pour la première fois depuis sa mise en examen pour deux viols, dont un sur personne vulnérable, en février dernier, Tariq Ramadan va être entendu ce mardi par les trois juges d'instruction en charge de l'affaire. En France, trois plaintes pour viol ont été déposées contre l'islamologue. Une première en octobre 2017 par Henda Ayari, une ancienne salafiste. Une seconde, quelques jours plus tard, par «Christelle», une femme d'une quarantaine d'années handicapée pour un problème de jambe. En mars dernier, c'est «Marie», une ancienne escort girl, qui porte plainte à son tour. Deux autres femmes l'accusent pour des faits similaires à l'étranger: une aux États-Unis, une autre en Suisse.
Ce mardi, les trois juges vont interroger l'islamologue sur les plaintes déposées en France. D'abord sur les faits que rapportent Henda Ayari, la première plaignante, qui a récemment changé sa version des faits. Alors qu'elle avait indiqué au départ avoir été violée début avril 2012 dans un hôtel situé près de la Gare de l'Est à Paris, elle a expliqué aux magistrats que l'agression se serait déroulée dans un autre hôtel de la capitale, près de la place de la République, et à une autre date: le 26 mai 2012. De quoi faire bondir l'avocat de Tariq Ramadan, Me Emmanuel Marsigny, qui expliquait ce revirement de situation par un problème de chronologie. «J'ai soulevé l'incohérence et l'impossibilité du récit de Henda Ayari, elle a donc été obligée d'en changer», avait-il expliqué. La plaignante avait, elle, justifié ce changement par la découverte d'agendas et avait plaidé l'oubli.
Le Figaro
Ce mardi, les trois juges vont interroger l'islamologue sur les plaintes déposées en France. D'abord sur les faits que rapportent Henda Ayari, la première plaignante, qui a récemment changé sa version des faits. Alors qu'elle avait indiqué au départ avoir été violée début avril 2012 dans un hôtel situé près de la Gare de l'Est à Paris, elle a expliqué aux magistrats que l'agression se serait déroulée dans un autre hôtel de la capitale, près de la place de la République, et à une autre date: le 26 mai 2012. De quoi faire bondir l'avocat de Tariq Ramadan, Me Emmanuel Marsigny, qui expliquait ce revirement de situation par un problème de chronologie. «J'ai soulevé l'incohérence et l'impossibilité du récit de Henda Ayari, elle a donc été obligée d'en changer», avait-il expliqué. La plaignante avait, elle, justifié ce changement par la découverte d'agendas et avait plaidé l'oubli.
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