Les habitants de Faya-Largeau ont vu rouge dès que les premiers véhicules ont été saisies, car « on ne peut pas vivre sans nos Toyota dans cette région désertique », explique l'un d'eux. Les premières manifestations ont donc commencé dès mardi 16 novembre, au lendemain de cette opération, confirme le maire de Faya-Largeau, Harandji Abakar.
Mais tout a basculé mercredi lorsque des policiers ont tiré à balle réelle sur des jeunes qui manifestaient bruyamment aux environs du gouvernorat. Un jeune homme a été tué sur le coup, un autre a été blessé, selon un témoin et la Commission nationale des droits de l'homme du Tchad, qui a condamné « l'usage d'armes à feu » lors d'une « manifestation pacifique ».
Le maire de Faya-Largeau, lui, botte en touche. Il assure que personne ne peut dire pour le moment si ces balles ont été tirées par des policiers ou des manifestants.
Ce drame a mis la ville en ébullition jeudi dès l'aube. Les boutiques, les marchés et les écoles étaient fermés, alors que des centaines d'habitants en colère se déversaient dans les rues de la ville aux cris de « gouverneur, dégage », selon des vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux.
Un calme tendu régnait dans l'après-midi jeudi. Mais plusieurs habitants assurent que les manifestations vont se poursuivre jusqu'à ce que le gouverneur de cette province du Bornou, avec qui les relations étaient « déjà très tendues », soit démis de ses fonctions.
Mais tout a basculé mercredi lorsque des policiers ont tiré à balle réelle sur des jeunes qui manifestaient bruyamment aux environs du gouvernorat. Un jeune homme a été tué sur le coup, un autre a été blessé, selon un témoin et la Commission nationale des droits de l'homme du Tchad, qui a condamné « l'usage d'armes à feu » lors d'une « manifestation pacifique ».
Le maire de Faya-Largeau, lui, botte en touche. Il assure que personne ne peut dire pour le moment si ces balles ont été tirées par des policiers ou des manifestants.
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