Moins de 48 heures avant le second tour des législatives, l’UGTT a décidé de s’inviter dans les débats par la voix de son secrétaire général, Noureddine Taboubi. « Quelle autre alternative que le dialogue a-t-on ? La violence ? Non, ce n’est pas dans notre culture en tant que Tunisiens. En dernier recours, nous proposons une opération de sauvetage. De sauvetage national », a-t-il lancé.
L'invitation intervient alors que la Tunisie traverse de multiples crises. Politique d’abord, avec un président de la République qui concentre depuis un an et demi tous les pouvoirs. Après l’Assemblée nationale ce week-end, la Tunisie devra attendre l’élection d’une deuxième chambre dite Conseil des régions pour retrouver une vie parlementaire. Un processus qui peut prendre encore une année, voire plus. Trop long, disent certains. D’autant qu’une crise économique frappe aussi le pays de plein fouet. Le mois dernier, l’inflation a dépassé les 10% et la Tunisie en situation de surendettement peine à conclure un accord avec le FMI, préalable au décaissement d’1,9 milliard de dollars.
« On ne peut plus attendre, insiste Abderrahmane Hedhili, président du Forum tunisien des droits économiques et sociaux. Il peut se passer à tout moment des dérapages. Des personnes qui descendent dans la rue pour réclamer leurs droits, car beaucoup de Tunisiens vivent désormais dans la pauvreté et le dénuement. »
Les leaders de cette initiative disent avoir constitué des groupes de réflexion afin de proposer des solutions concrètes pour sortir de la crise. Des pistes qui devraient être soumises prochainement au président tunisien Kaïs Saïed.
L'invitation intervient alors que la Tunisie traverse de multiples crises. Politique d’abord, avec un président de la République qui concentre depuis un an et demi tous les pouvoirs. Après l’Assemblée nationale ce week-end, la Tunisie devra attendre l’élection d’une deuxième chambre dite Conseil des régions pour retrouver une vie parlementaire. Un processus qui peut prendre encore une année, voire plus. Trop long, disent certains. D’autant qu’une crise économique frappe aussi le pays de plein fouet. Le mois dernier, l’inflation a dépassé les 10% et la Tunisie en situation de surendettement peine à conclure un accord avec le FMI, préalable au décaissement d’1,9 milliard de dollars.
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