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Un haut cadre de l'État islamique au Grand Sahara tué par les forces spéciales françaises

Selon nos informations, Almahmoud ag Baye, alias Ikarey, a été neutralisé mardi 15 juin, vers une localité au sud-ouest de Ménaka, dans le nord-est du Mali. Les armées françaises et nigériennes ont mené la semaine dernière plusieurs opérations anti-terroristes dans cette région malienne frontalière avec le Niger. Une offensive qui a aussi abouti à l'arrestation de quatre autres cadres de l'EIGS.



C'est vers 13 heures, mardi 15 juin, que des combattants de l'EIGS tendent une embuscade à une patrouille conjointe de soldats français et nigériens. Les combats sont violents et selon une source sécuritaire nigérienne, Ikarey et l'un de ses petits frères répondant au nom d'Adoum, y trouvent la mort.
 
D'après plusieurs sources proches des combats dans la région de Ménaka, la famille d'Ikarey avait annoncé son décès dès jeudi soir. Ikarey était un lieutenant d'Abou Walid al-Sahraoui, le leader de l'État islamique au Grand Sahara.
 
Les services de renseignement américains l'avaient identifié comme l'une des têtes pensantes de l'attaque de Tongo Tongo, cette embuscade qui avait tué au Niger trois militaires américains en octobre 2017. Pour cela Ikarey faisait partie de la liste des personnes les plus recherchées dans le Sahel par les Etats-Unis. Sa tête étant mise à prix à 5 millions de dollars.
 
Contacté par RFI, l'état-major français n'a pas souhaité commenter. Barkhane est restée discrète sur ses récentes opérations dans la région de Ménaka. Elles ont pourtant abouti à l'arrestation de plusieurs cadres de l'EIGS dont Abou Darda et Rhissa al-Sahraoui.

RFI

Dimanche 20 Juin 2021 - 11:13


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