Ils étaient une soixantaine, selon les témoignages, à bord de deux véhicules. En majorité des femmes et des enfants, originaires du sud du Niger, de Matamey et de Kantié, des villes proches de Zinder, où sévissent des réseaux de passeurs. Mais aucun d'eux cette fois-ci n'aura pu traverser la frontière. Une des deux voitures est tombée en panne. Par petits groupes, les passagers qui manquaient d'eau, se sont dispersés, à la recherche d'un puits ou d'une oasis.
Quelques rescapés ont pu atteindre Arlit et donner l'alerte, mais trop tard. Deux femmes et trois adolescentes ont été retrouvées mortes par l'armée. Plus d'une trentaine de personnes seraient encore portées disparues aujourd'hui. Selon une source sécuritaire, 19 personnes auraient survécu.
Un élu local joint par RFI confie « qu'il est très difficile d'éviter ce genre de drame. Parce que d'abord lorsque ce sont des Nigériens explique t-il, on ne peut pas les empêcher de se déplacer dans le pays. Et parce qu'il est aussi très compliqué de distinguer ceux qui se rendent simplement dans leur famille à Tamanrasset, par exemple, de ceux qui tiennent le même discours, mais qui en réalité cherchent à gagner la Libye ou l'Algérie, au péril de leur vie. »
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