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Union africaine: Jean Ping reste finalement président de la Commission jusqu'au prochain sommet

L’Union africaine bloquée… Au second jour du sommet d’Addis-Abeba, les chefs d’Etat ne sont pas parvenus à élire un président pour la Commission, l’exécutif de l’Union. Ni le sortant Jean Ping ni la candidate sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma n’ont été élus à la tête de l’organisation. Pour éviter un vide institutionnel, le président sortant assurera tout de même l'intérim jusqu'au prochain sommet en juillet prochain. Ce scénario du pire témoigne en tous cas des luttes d’influence sur le continent.



Le président sortant Jean Ping restera en poste jusqu'au prochain sommet au mois de juillet. REUTERS/Noor Khamis
Le président sortant Jean Ping restera en poste jusqu'au prochain sommet au mois de juillet. REUTERS/Noor Khamis
Les Sud-Africains avaient prévenu qu’ils ne cèderaient pas. Ce lundi matin, Nkosazana Dlamini-Zuma, l’ancienne ministre des Affaires étrangères et ex-épouse du président sud-africain, est arrivée seconde à trois reprises contre Jean Ping, conformément aux statuts de l’Union africaine elle a été contrainte de se retirer.

Le sortant, le Gabonais Jean Ping, restait seul en course. Mais pour être élu, il lui fallait absolument une majorité des deux tiers ; il lui a manqué 4 voix, ce qui a provoqué des manifestations de joie et même quelques pas de danse dans la délégation sud-africaine.

Après cinq heures de psychodrame, c'est donc l'impasse. La règle, dans ce cas, voudrait que le vice-président de la Commission assure l’intérim pendant six mois, jusqu’au prochain sommet. Seulement voilà, le vice-président était lui aussi en fin de mandat. Les débats, souvent très houleux, se sont poursuivis pendant de longues heures, avant d’aboutir à un compromis : Jean Ping devrait expédier les affaires courantes jusqu’au prochain sommet au mois de juillet.

Mais il a été désavoué par un peu plus du tiers des Etats d'un continent très divisé, ce qui limite évidemment son autorité. La question maintenant, c’est s’il va accepter cette présidence vidée de sa substance.

Une lutte diplomatique qui divise le continent

Les Sud-Africains ont voulu montrer leur puissance, estime un observateur, mais ils l'ont utilisée pour bloquer la machine. Une stratégie que beaucoup de pays vont avoir beaucoup de mal à le leur pardonner. Une tentative de passage en force doublée de quelques gestes assez peu élégants. Beaucoup ont été choqués de voir les partisans de Nkosazana Dlamini Zuma danser de joie en apprenant la défaite de Jean Ping, et d'entendre quelques heures plus tard l'ancienne ministre sud-africaine des Affaires étrangères déclarer que les leaders africains voulaient que ça change, mais que le changement ne soit pas basé sur « mon ancien colonisateur est plus fort que le tien ».

La candidate a en effet ironisé sur l'influence des anciens colonisateurs, une allusion à peine voilée à la France accusée par Pretoria d'avoir soutenu le candidat Ping.

Uni derrière Pretoria, le bloc des Etats de l'Afrique austral a tenu bon. Jusqu'à accepter le blocage pour permettre à son puissant voisin de ne pas perdre la face. Il a reçu pour ça le soutien d'une demi-douzaine de pays, hors de la région. Comme le vote est secret, on ne sait évidemment pas lesquels. Mais quoi qu'en disent les uns et les autres dans les déclarations officielles, le continent sort de ce sommet profondément divisé. Et personne ne se réjouit de voir l'exécutif de l'Union condamné à expédier les affaires courantes pour les cinq mois à venir.

Un comité de huit chefs d'Etat a été mis en place pour examiner les modalités du renouvellement des mandats lors du prochain sommet. Certaines voix se sont élevées pour réclamer l'abandon de la majorité des deux tiers au profit de la majorité simple. Cette éventuelle réforme risque de provoquer une nouvelle crise dans une organisation déjà très clivée et minée par des rancoeurs qui auront du mal à s'estomper.

Après avoir été pendant des années l'instrument du rêve mégalomaniaque du colonel Kadhafi, l'Union africaine est désormais l'otage des ambitions diplomatiques de l'Afrique du Sud.
Source: RFI


Mardi 31 Janvier 2012 - 08:07


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1.Posté par Ben Ali le 31/01/2012 11:42 (depuis mobile)
L'UA est plutot otage de la france et rfi.Ces français qui foutent leur nez partout en afriq.Arretez ça!!!

2.Posté par Farid Mnebhi le 02/02/2012 08:29
L’Algérie et l’Afrique du Sud : les deux cactus de l’Union Africaine
Avant d’entamer mon propos, je tiens à préciser à certains lecteurs malintentionnés que toutes les informations contenues dans mon papier sont vérifiées, vérifiables et avérées. Elles ne peuvent faire l’objet d’aucune contestation. Aussi, l’information étant vraie, mon commentaire sera libre.
Ce qui n’a pas été le cas de Monsieur Aziz Enhaili, un doctorant de l’Université Laval qui, avec désinvolture, s’est permis de propager des infos de caniveaux. Vraiment décevant pour un étudiant de Phd et futur enseignant universitaire.
Ceci étant posé, ce papier se veut la résultante d’une simple lecture des articles de presse suite au 18ème Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l’Union Africaine qui s’est tenu les 29 et 30 janvier 2012 à Addis-Abeba et dont la non-représentation du Royaume s’est faite fortement ressentir.
Que retenir de ce sommet ?
1/ la très grande majorité des Chefs d’Etat ont mis en exergue le rôle majeur joué par le Maroc en Afrique, son soutien inconditionnel et sans arrière pensée aux mouvements de libérations des pays africains.
Ils ont tous tenus à souligner les soutiens diplomatique, moral, militaire et autres aux mouvements de libérations du Mozambique, de Guinée Bissau, du Cap Vert, du Botswana, de l’Afrique du Sud et de l’Algérie pour se libérer du jouc colonialiste. Ces faits historiques ne peuvent être niés, on-ils déclaré,
2/ s’agissant de l’absence du Maroc au sein de ce forum continental, ces mêmes Chefs d’Etat et de gouvernement ont reconnu que le Maroc est dans ses droits et qu’il devient urgent de rétablir la légitimité et la légalité afin qu’il puisse retrouver la place qui lui revient de droit,
3/ ces mêmes chefs d’Etat et de gouvernement reconnaissent également qu’un éventuel retour du Maroc au sein de l’Union Africaine ne pourra se faire que si certaines conditions sont remplies, à savoir pas de retour du Maroc sans l’exclusion des amis du Polisario, qui sont entre autres, l’Algérie et l’Afrique du Sud.
4/ cette absence est considérée par nombre de Présidents et chefs de gouvernements africains comme une anomalie, qu’il faut impérativement corriger, et un frein à l’avancée du continent africain,
5/ ils ont également souligné que le Maroc avait quitté sa place de choix au sein de l’Organisation de l’Union Africaine en protestation contre l’admission illégale en son sein d’une entité fantoche, la RASD,
6/ ces mêmes Chefs d’Etat et gouvernement ont fait confirmé qu’ils œuvreront de toutes leurs forces pour réparer cette injustice historique qui a poussé le Maroc à quitter cette organisation panafricaine et ce, jusqu’à ce qu’il puisse reprendre sa place légitime,
7/ par ailleurs, l’ensemble des déclarations de la majorité des Chefs d’Etat et de gouvernement présent à Addis Abeba ont confirmé le rôle incontournable du Maroc sur la scène africaine et plaidé pour son retour au sein de l’Union Africaine. Un retour qui, selon leurs déclarations, renforcera l’unité des pays africains et fera face aux tentatives de sa balkanisation.
Conséquence
Il est donc clair, qu’à la lecture ce qui précède, les deux principaux soutiens de la pseudo-RASD, l’Algérie et l’Afrique du Sud, sont en très mauvaise posture.
Diplomatiquement, car leurs pairs africains rejettent leur argumentation et se trouvent de plus en plus isolé sur la scène africaine et internationale sur le dossier du Sahara marocain.
En effet, comment peut on concevoir que des diplomates puissent discuter avec des envoyés du président sud africain alors que celui-ci, nombre de ses ministres et hauts fonctionnaires sont impliqués dans de nombreuses affaires judicaires dans son pays ? Quel crédit au plan international pourrait-on donc leur accorder,
Nul ne peut ignorer également que c’est Winnie Mandela qui est à l’origine de la reconnaissance de la RASD par l’Afrique du Sud.
Pourquoi ? Tout simplement pour éliminer les membres intègres et compétents de l’ANC afin qu’elle puisse s’accaparer avec les extrémistes tous les pouvoirs à des fins personnels et se rapprocher de l’Algérie pour obtenir des faveurs financières.
D’ailleurs, ce n’est pas Nelson Mandela qui a reconnu le pseudo RASD mais son successeur. Et on sait ce qu’il est advenu de son mariage avec lui et ses déboires judiciaires sont là pour attester de sa crédibilité au plan interne et internationale. Elle est même interdite de séjour au canada en raison de son casier judiciaire et des positions racistes.
De plus, il semblerait qu’elle ait été, de près ou de loin, impliquée dans l’assassinant de Chris Hani en 1993. Ce dernier était perçu comme trop populiste et rival des chefs de l’ANC et donc d’elle même
S’agissant de l’Algérie, il serait inutile et superflu de relater le rôle pervers qu’elle a joué sur le dossier du Sahara marocain et les milliards qu’elle a dépensé pour faire reconnaître la pseudo-RASD par l’Organisation de L’Unité Africaine, pénalisant ainsi le peuple algérien qui voit de l’argent s’évaporer inutilement.
L’attitude de ces deux pays que sont l’Algérie et l’Afrique du Sud fait donc rire les oiseaux et chanter les abeilles, car ils sont les cactus du continent africain.
En vous demandant de bien vouloir publier et diffuser ce papier. Une réponse par courriel à cette demande serait appréciée. Cordialement. Farid Mnebhi.

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