Une épaisse fumée blanche s’élève au-dessus du quartier de Kawangware. La police poursuit ses tirs de gaz lacrymogènes contre le convoi de Raila Odinga.
L’opposant a déjoué l’impressionnant déploiement de forces de sécurité pour s’y faufiler et s’adresser à ses partisans : « Nous demandons la baisse du coût de la vie, la baisse du prix de la farine de maïs, la baisse du prix de l'essence, la baisse du prix du sucre et des frais de scolarité. »
Cette fois, la colère des manifestants n’a pas atteint le centre-ville de Nairobi, mais depuis ce lundi matin, dans les fiefs de Raila Odinga, police et jeunes se sont affrontés avec pierres et pneus brûlés contre gaz lacrymogènes et canons à eau pour les empêcher d’avancer.
Elvis Otepa était parmi eux : « M. William Ruto nous avait promis l’éducation gratuite, mais je ne peux pas payer mes études aujourd’hui, plus de 200 dollars. On ne peut pas se payer le transport. On ne peut pas se payer la plupart des choses dont nous avons besoin. C’est pourquoi nous sommes dans la rue et nous ne sommes pas des voyous. Nous faisons cela pour défendre nos droits humains et pour nos enfants. »
D’autres comme Reheme Magheni s’inquiètent des répercussions de ces protestations répétées sur le quotidien et l’économie : « Ni Ruto, ni Odinga… aucun ne va nous donner du maïs. Donc, les gens feraient mieux de s’asseoir, travailler et d’arrêter tout ce bazar. »
De nombreux commerces sont restés fermés ce lundi. Des liaisons ferroviaires entre les faubourgs de la capitale et le centre des affaires ont également été suspendues.
À noter enfin qu'une propriété d'Uhuru Kenyatta, à Ruiru, a été envahie ce lundi par des inconnus qui y ont coupé des arbres et dérobé du bétail. Uhuru Kenyatta, l'ancien président, avait soutenu Raila Odinga à la présidentielle.
Par ailleurs, plusieurs journalistes ont été « attaqués par des gangs » et « certains véhicules de presse atteints par des tirs de gaz lacrymogène », dénonce le Media council of Kenya, un syndicat de journalistes. Ces attaques « ne peuvent être tolérées » et « menacent la démocratie », estime le syndicat.
Pendant ce temps, le président William Ruto est en visite d’État à Berlin où il a rencontré, ce lundi, le président ainsi que des hommes d’affaires pour les inciter à investir au Kenya.
L’opposant a déjoué l’impressionnant déploiement de forces de sécurité pour s’y faufiler et s’adresser à ses partisans : « Nous demandons la baisse du coût de la vie, la baisse du prix de la farine de maïs, la baisse du prix de l'essence, la baisse du prix du sucre et des frais de scolarité. »
Cette fois, la colère des manifestants n’a pas atteint le centre-ville de Nairobi, mais depuis ce lundi matin, dans les fiefs de Raila Odinga, police et jeunes se sont affrontés avec pierres et pneus brûlés contre gaz lacrymogènes et canons à eau pour les empêcher d’avancer.
Elvis Otepa était parmi eux : « M. William Ruto nous avait promis l’éducation gratuite, mais je ne peux pas payer mes études aujourd’hui, plus de 200 dollars. On ne peut pas se payer le transport. On ne peut pas se payer la plupart des choses dont nous avons besoin. C’est pourquoi nous sommes dans la rue et nous ne sommes pas des voyous. Nous faisons cela pour défendre nos droits humains et pour nos enfants. »
D’autres comme Reheme Magheni s’inquiètent des répercussions de ces protestations répétées sur le quotidien et l’économie : « Ni Ruto, ni Odinga… aucun ne va nous donner du maïs. Donc, les gens feraient mieux de s’asseoir, travailler et d’arrêter tout ce bazar. »
De nombreux commerces sont restés fermés ce lundi. Des liaisons ferroviaires entre les faubourgs de la capitale et le centre des affaires ont également été suspendues.
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