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Yémen: les rebelles rejettent l’ultimatum du gouvernement de libérer Hodeïda

Les rebelles yéménites ont rejeté vendredi, lors des pourparlers de paix en Suède, l'ultimatum du gouvernement exigeant leur retrait du port de Hodeïda, principal point d'entrée de l'aide humanitaire dans le Yémen en guerre. Le gouvernement accuse les rebelles de faire transiter des armes par ce port.





L' ultimatum du gouvernement a aussitôt été rejeté par les rebelles Houthis. « Ce n'est pas à l'ordre du jour », a déclaré Abdulmalik al-Ajri, un membre de la délégation de la rébellion houthie.

Le gouvernement yéménite réclame le départ des rebelles de Hodeïda et menace, dans le cas contraire de reprendre son offensive militaire sur la ville portuaire. Le port de Hodeida est stratégique, les trois quarts des marchandises et de l'aide humanitaire destinés au Yémen y transitent. Une trêve a été signée en novembre après une large offensive de la coalition progouvernementale, mais des combats sporadiques continuent.

Les rebelles de leur côté demandent la réouverture de l'aéroport de la capitale Sanaa - qu'ils contrôlent depuis 2014 - au trafic civil. Ils ont menacé jeudi de le fermer aussi aux avions de l'ONU.

Le gouvernement yéménite a proposé de permettre sa réouverture. Il a cependant posé comme condition que les avions se rendant à Sanaa ou partant de la capitale soient inspectés à Aden ou à Sayoun, dont les aéroports sont contrôlés par les forces gouvernementales.

Les Houthis ont rejeté ces conditions, affirmant que la réouverture de l'aéroport devait s'effectuer en respectant les normes internationales, rapporte la chaîne de télévision qatarie al-Jazira.

Les belligérants, le gouvernement soutenu par l'Arabie saoudite et les rebelles appuyés par l'Iran, sont réunis depuis jeudi en Suède, pour la première fois depuis 2016. L'objectif de l'ONU, à l'initiative de ces contacts, est de renouer le dialogue en vue de mettre fin à un conflit qui a fait au moins 10 000 morts depuis 2014 et précipité 14 millions de personnes au bord de la famine.

Désormais, chacun des camps menace de rompre le dialogue si ses exigences se sont pas satisfaites. Et cela alors que le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a appelé les parties à faire preuve de « flexibilité » et d'« un engagement de bonne foi et sans condition préalable ».

rfi.fr

Samedi 8 Décembre 2018 - 11:12



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