La semaine aura été intense pour l'exécutif centrafricain. Pendant que le Premier ministre Mahamat Kamoun tentait de s'expliquer sur l'affaire du don angolais devant le parlement de transition, la présidente, elle, consultait tous azimuts.
De mardi à vendredi elle a convié les forces vives. L'occasion pour elle de donner sa lecture de la situation actuelle dominée par plusieurs jours de violences dans les rues de Bangui. Une lecture résumée d'ailleurs dans un communiqué publié mardi soir, dans lequel elle accusait « une coalition de forces négatives » d'une « tentative de coup d'Etat institutionnel en vue d'installer une 3e transition ».
Scepticisme
Si la plupart de ces acteurs ont répondu à l'invitation de la présidente à faire part de leurs propositions, la coordination anti-balaka a refusé de se déplacer. Elle a même suspendu la participation de ses ministres au gouvernement pour exiger la libération de ses membres emprisonnés. La plateforme GPP-RTL qui regroupe plusieurs partis politiques dont le KNK de François Bozizé, a elle aussi décliné l'invitation.
« Ce ne sont pas les premières consultations, explique le leader d'un parti qui soutient la transition. On n'a jamais senti que ce qu'on disait était mis en œuvre. Mais c'est bien qu'on soit consulté régulièrement. » Si toutes ces propositions seront synthétisées et discutées ce weekend, la présidente n'a pas fait de promesse. « Elle nous a juste promis de garder le contact », conclut-il.
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