Il y a de nombreuses victimes, mais pas beaucoup d'explications. Pour le moment, l'armée birmane ne dispose pas de preuves sérieuses pour expliquer les attaques simultanées contre les forces de l'ordre qui ont eu lieu à la frontière du Bangladesh dimanche dernier.
Quelques drapeaux d'une organisation rohingya ont été saisis dans des villages au cours d'opérations militaires. Les forces de l'ordre ont également arrêté cinq suspects, mais elles n'ont pas révélé les informations qu'ils auraient données. Les autorités ont accusé pêle-mêle un groupe terroriste rohingya, des organisations bangladaises, des trafiquants de drogue.
La conseillère d'Etat Aung San Suu Kyi, qui commente rarement les violences dans l'Arakan, a simplement dit qu'elle n'accuserait personne sans preuve. Elle n'a pas appelé au calme alors que sur le terrain les violences prennent de l'ampleur. Des centaines de fonctionnaires ont dû être évacués, les écoles sont fermées dans le nord de l'Arakan et un couvre-feu a été décrété de 19h à 6h du matin.
Depuis la mort de 17 policiers et assaillants, dimanche dernier, 26 autres personnes ont été tuées dans des opérations militaires. L'Organisation de coopération islamique parle de villages incendiés, d'arrestations arbitraires et d'exécutions extrajudiciaires.
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