Vue de la ville d'Abyei. Reuters
Deux bulletins sont proposés : l'un avec une poignée de mains qui symbolise le maintien d'Abyei au sein du Soudan, l'autre avec une seule main signifie au contraire «au revoir Khartoum et oui au rattachement au Soudan du Sud». C'est cette dernière option qui devrait l'emporter, car elle est souhaitée par les Ngok Dinka qui ont décidé et organisé le référendum.
La communauté rivale, les arabes semi-nomades Misserya, ne prennent pas part au vote. La famille de Sadig Babo Nimir dirige la tribu Misserya. « Même le gouvernement du Soudan du Sud est contre ce référendum. L'Union africaine aussi a rejeté cette initiative unilatérale. Comment peut-on avoir un référendum qui ne consulte qu'une partie ? C'est une blague ! », déclare-t-il à RFI.
« Mettre la pression »
De son côté, Luka Bieng, porte-parole du Haut comité du référendum et représentant des Ngok Dinka estime que les nomades Misserya n'ont pas voix au chapitre parce qu'ils ne résident que temporairement à Abyei. Il reconnaît par ailleurs la faible portée légale d'un référendum qui vise surtout, selon lui, à interpeller la communauté internationale.
« L'UA sait que c'est le peuple qui détient le pouvoir. Et les deux pays ont des obligations, car ils ont accepté l'idée d'un référendum à Abyei. Donc, nous avons pris cette initiative pour mettre la pression. Car Khartoum fait tout pour gagner du temps, mais le principe du référendum est acté ! » explique Luka Dieng.
Un référendum d'autodétermination à Abyei est prévu par l'accord de paix global de 2005 mais il n'a jamais été mis en œuvre en raison de désaccord entre Juba et Khartoum sur la composition du corps électoral.
Source : Rfi.fr
La communauté rivale, les arabes semi-nomades Misserya, ne prennent pas part au vote. La famille de Sadig Babo Nimir dirige la tribu Misserya. « Même le gouvernement du Soudan du Sud est contre ce référendum. L'Union africaine aussi a rejeté cette initiative unilatérale. Comment peut-on avoir un référendum qui ne consulte qu'une partie ? C'est une blague ! », déclare-t-il à RFI.
« Mettre la pression »
De son côté, Luka Bieng, porte-parole du Haut comité du référendum et représentant des Ngok Dinka estime que les nomades Misserya n'ont pas voix au chapitre parce qu'ils ne résident que temporairement à Abyei. Il reconnaît par ailleurs la faible portée légale d'un référendum qui vise surtout, selon lui, à interpeller la communauté internationale.
« L'UA sait que c'est le peuple qui détient le pouvoir. Et les deux pays ont des obligations, car ils ont accepté l'idée d'un référendum à Abyei. Donc, nous avons pris cette initiative pour mettre la pression. Car Khartoum fait tout pour gagner du temps, mais le principe du référendum est acté ! » explique Luka Dieng.
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Source : Rfi.fr
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