L’Angola s’apprête à tourner définitivement la page dos Santos. Il y a un an, très âgé et malade, l’ex-président, 73 ans à l'époque, avait décidé de ne pas solliciter un nouveau mandat de chef de l’Etat après 37 ans passés aux affaires. Il avait donc laissé la place à son ex-ministre de la Défense, João Lourenço, un cacique du pouvoir qu'il pensait contrôler.
Prudent, José Eduardo dos Santos pensait avoir verrouillé le système en gardant la direction du tout-puissant parti MPLA, aux affaires depuis l'indépendance, et en plaçant les membres de sa famille et ses fidèles aux postes clés du pays, dont l'armée et la police. Mais très vite, le bras de fer s'était engagé entre les deux hommes forts de l'Angola.
A la surprise générale, João Lourenço, présenté jusqu'ici comme un homme « docile » s'est attaqué de front au clan de l'ancien président. Au nom de la lutte contre la corruption et de la relance d'une économie en crise, il a démis ses proches qui contrôlent les secteurs stratégiques de l'économie, comme sa fille Isabel dos Santos, considérée comme la femme la plus riche d'Afrique, débarquée de la tête de la compagnie pétrolière nationale. En quelques mois, le ménage est fait, tous les proches de dos Santos ont été balayés de leurs postes de responsabilité.
Dernier épisode de cette guerre feutrée mais pas moins féroce, l'ancien président voulait jouer les prolongations. Il avait donc proposé qu'on le laisse à la tête du parti au pouvoir jusqu'en avril 2019. Son successeur n'a rien voulu entendre et a fixé d'autorité la date de son départ pour ce samedi.
Prudent, José Eduardo dos Santos pensait avoir verrouillé le système en gardant la direction du tout-puissant parti MPLA, aux affaires depuis l'indépendance, et en plaçant les membres de sa famille et ses fidèles aux postes clés du pays, dont l'armée et la police. Mais très vite, le bras de fer s'était engagé entre les deux hommes forts de l'Angola.
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