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Russie: le retour au pouvoir de Poutine marqué par une répression accrue

Il y a un an, jour pour jour, Vladimir Poutine revenait au Kremlin, le 7 mai 2012, pour un mandat de six ans. Sa réélection s’était déroulée sur fond de contestation d’une part de la population, lassée par les fraudes massives et la corruption. Mais loin d’entendre les arguments de ces protestataires, le président a choisi de renforcer le contrôle et la pression sur la société civile et l’opposition.



Le procès contre les Pussy Riot, ici le 17 août à Moscou, a été l'un des plus emblématiques de cette première année du troisième mandat de Vladimir Poutine.
Le procès contre les Pussy Riot, ici le 17 août à Moscou, a été l'un des plus emblématiques de cette première année du troisième mandat de Vladimir Poutine.

L’image a fait l’objet de commentaires, de critiques et de railleries : le cortège de Vladimir Poutine se rendant à la cérémonie d’investiture, roulant dans les rues désertes de Moscou. Les voix discordantes étaient tenues bien à l’écart par les forces de police. Des voix qui, depuis un an, ont de plus en plus de mal à se faire entendre.

« Le pouvoir a malheureusement pris la voie de la répression, des poursuites, de la calomnie, du mensonge, par le biais de la télévision-zombie. C'est une très mauvaise voie, qui ne pourra mener qu'à la confrontation et à l'escalade du conflit avec la société », déplore l’ancien député d’opposition Guennadi Goudkov.

La corruption érigée en « système »

La multiplication des affaires judiciaires contre les opposants, les perquisitions et arrestations, les campagnes de dénigrement menées dans les médias, les pressions sur les ONG, des lois de plus en plus répressives...

La première année du troisième mandat de Vladimir Poutine est marquée par un tour de vis, selon l’opposant libéral Ilya Iachine : « Le bilan est triste : la corruption a cessé d'être un problème, elle s'est transformée en système. Il y a d'énormes inégalités sociales et le pouvoir a été usurpé », accuse-t-il. « Les gens n'ont aucun droit en Russie, ils peuvent juste essayer de crier, en espérant que le pouvoir les entende. »

Récemment, Amnesty International et Human Rights Watch ont publié un rapport  affirmant qu’en 2012, la société civile russe avait subi « les pires répressions depuis la chute de l’Union soviétique ».

Source : Rfi.fr


Dépéche

Mardi 7 Mai 2013 - 01:25


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